SOPK

Le SOPK change officiellement de nom, et c'est une excellente nouvelle !

Mis à jour le
Résumé

Le SOPK s'appelle désormais SMOP (Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien), ou PMOS en anglais. Ce nouveau nom, validé par 56 organisations internationales et annoncé en mai 2026, reflète enfin la réalité de la maladie : un trouble hormonal et métabolique global. Le terme "polykystique" est abandonné car il était trompeur : il ne s'agit pas de kystes mais de follicules.

Sommaire

  1. 01. Quel est le nouveau nom du SOPK et que signifie-t-il ?
  2. 02. Quel impact ce changement de nom va-t-il avoir sur les patientes ?
  3. 03. Comment gérer son SMOP au quotidien ?

Tu as peut-être entendu une nouvelle qui circule dans les médias et sur les réseaux sociaux : le SOPK va changer de nom. Si tu te demandes ce que ça veut dire pour toi, ton diagnostic, tes symptômes ou ton parcours médical… on t'explique tout.

Le 12 mai 2026, une annonce internationale majeure a officialisé le nouveau nom du syndrome des ovaires polykystiques. Cette décision, fruit de 11 ans de travail et de la consultation de plus de 22 000 personnes à travers le monde, marque un tournant historique pour les femmes qui vivent avec cette pathologie (1).

Dans cet article, on va t'expliquer pourquoi le SOPK change de nom, ce que signifie concrètement "SMOP", et surtout ce que ce changement va changer (ou pas) dans ta prise en charge.

Quel est le nouveau nom du SOPK et que signifie-t-il ?

Le nouveau nom proposé est le SMOP, pour Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien (en anglais : PMOS, pour Polyendocrine Metabolic Ovarian Syndrome). Ce nouveau nom a été choisi à l'issue d'un processus mondial coordonné par l'université Monash en Australie, en partenariat avec l'AE-PCOS Society (la société internationale de référence sur le sujet) et 56 organisations professionnelles et de patientes.

Concrètement, ce changement permet de déplacer le focus de l'ovaire vers le système hormonal global, et reconnaît enfin que cette maladie touche bien plus que la reproduction : c'est un trouble multisystémique qui implique le métabolisme, plusieurs glandes endocrines, la peau, la santé mentale et la fertilité.

Une période de transition de 3 ans est prévue pour permettre aux professionnels de santé, aux institutions et aux patientes de s'approprier le nouveau terme. Pendant cette période, les deux noms (SOPK et SMOP) coexisteront.

L'abandon du terme "polykystique" : la fin d'une erreur historique

Si tu as déjà passé une échographie pelvienne dans le cadre de ton diagnostic, ton médecin t'a peut-être dit que tu avais "des kystes sur les ovaires". 

Ce qu'on voit à l'échographie dans le cadre du SOPK, ce sont en réalité des follicules immatures, c'est-à-dire des petites poches contenant des ovocytes qui n'ont pas pu se développer normalement et libérer leur ovule. Ce ne sont pas des kystes au sens médical du terme (qui sont des cavités remplies de liquide, parfois pathologiques).

Les chercheurs ont d'ailleurs récemment confirmé qu'il n'y a pas d'augmentation de vrais kystes ovariens chez les femmes atteintes de cette pathologie (1). Le terme "polykystique" était donc trompeur depuis le début, et il a eu des conséquences concrètes :

  • Pour les patientes : beaucoup ont cru qu'elles avaient une maladie "des ovaires" et ne comprenaient pas pourquoi elles prenaient du poids, avaient de l'acné ou de la fatigue.
  • Pour les médecins : certains ont rejeté le diagnostic si la patiente n'avait pas l'aspect "polykystique" à l'échographie, alors qu'elle pouvait quand même être malade.
  • Pour la recherche : les budgets se sont longtemps concentrés sur l'aspect reproductif au détriment des dimensions métaboliques et cardiovasculaires.

👉 Pour mieux comprendre ce qu'on voit réellement à l'échographie, on t'invite à lire notre article sur les symptômes du SOPK.

Pourquoi "SMOP" est-il plus précis ?

Décortiquons ensemble le nouveau nom, mot par mot :

  • S comme Syndrome : on garde l'idée d'un ensemble de signes et symptômes qui se manifestent de manière variable d'une femme à l'autre.
  • M comme Métabolique : c'est la grande nouveauté. Le nom reconnaît enfin la dimension métabolique de la maladie : résistance à l'insuline, prise de poids, risque accru de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires (2).
  • O comme Ovarien : les ovaires restent impliqués (dysovulation, hyperandrogénie), mais ne sont plus présentés comme l'épicentre unique de la pathologie.
  • P comme Polyendocrinien : "poly" signifie "plusieurs", et "endocrinien" fait référence aux glandes qui produisent les hormones. Plusieurs systèmes hormonaux sont impliqués : les ovaires bien sûr, mais aussi le pancréas (insuline), les surrénales (cortisol, DHEA), parfois la thyroïde.

Tu l'auras compris : le SMOP est un trouble hormonal global qui touche plusieurs organes en cascade. C'est pour ça que les symptômes sont si variés d'une femme à l'autre, et c'est aussi pour ça qu'il faut adopter une approche globale pour le gérer.

Quel impact ce changement de nom va-t-il avoir sur les patientes ?

Une meilleure reconnaissance de la maladie

Le premier impact attendu, c'est une meilleure reconnaissance médicale et sociale de la pathologie. Aujourd'hui, l'OMS estime que jusqu'à 70% des femmes touchées ne sont pas diagnostiquées (1). En recentrant le nom sur la réalité métabolique et endocrine de la maladie, on espère :

  • Des diagnostics plus précoces, sans attendre des années d'errance médicale.
  • Des bilans plus complets, qui ne se limitent pas à une échographie pelvienne.
  • Une prise en charge globale, intégrant le métabolisme, la santé cardiovasculaire et mentale.
  • Une diminution de la stigmatisation, notamment autour de la fertilité (le terme "polykystique" effrayait beaucoup de jeunes femmes qui croyaient être stériles).

Ton diagnostic ne change pas, mais ton parcours peut s'améliorer

Si tu es déjà diagnostiquée SOPK, tu n'as rien à faire de particulier : ton dossier médical reste valable, ton diagnostic reste vrai. Les critères diagnostiques de Rotterdam (mis à jour en 2023) restent les mêmes : il faut réunir 2 critères sur 3 parmi (3) :

  • Une dysovulation (cycles irréguliers ou anovulation)
  • Une hyperandrogénie clinique (acné, hirsutisme, alopécie) ou biologique (dosage sanguin)
  • Des ovaires "dystrophiques" à l'échographie ou un taux d'AMH élevé

Ce qui change, c'est la philosophie de la prise en charge. Le nouveau nom invite les médecins à élargir leur regard et à prescrire des bilans plus complets, notamment métaboliques.


Comment communiquer avec ton médecin lors de ton prochain rendez-vous

Si tu veux profiter de ce changement pour relancer ton suivi médical, voici quelques pistes concrètes à demander :

  • Pour évaluer ton statut glycémique : une HGPO (hyperglycémie provoquée par voie orale). C'est désormais l'examen de référence. À noter : l'insulinémie à jeun et le HOMA-IR ne sont plus recommandés en routine, leur fiabilité clinique étant jugée insuffisante.
  • Un bilan lipidique complet : cholestérol total, HDL, LDL, triglycérides.
  • Un bilan thyroïdien : une TSH en première intention. Si elle est anormale, ton médecin pourra compléter avec la T4 et les anticorps antithyroïdiens. La thyroïdite d'Hashimoto est en effet plus fréquente chez les femmes SMOP.
  • Un dosage de la vitamine D, du fer, du zinc et de la vitamine B12 : les carences sont fréquentes.
  • Un dosage des androgènes : testostérone totale et SHBG (qui permet de calculer la testostérone libre). La SDHEA n'est dosée que dans un second temps, si l'hyperandrogénie clinique persiste alors que la testostérone est normale.

Selon ton tableau clinique, ton médecin pourra demander d'autres examens complémentaires, mais ils ne font pas partie du bilan de base systématique.

👉 Pour préparer ton rendez-vous, tu peux aussi lire notre guide complet sur le SOPK.

Comment gérer son SMOP au quotidien ?

Quel que soit ton type de SMOP, l'hygiène de vie reste la pierre angulaire de la prise en charge. Voici les grands principes à mettre en place pour mettre tes symptômes en rémission.

Stabiliser ta glycémie

Comme une majorité de femmes SMOP sont concernées par la résistance à l'insuline, stabiliser la glycémie est souvent le premier levier. Cela passe par :

  • Une alimentation à index glycémique bas (céréales complètes, légumineuses, légumes en abondance).
  • L'ordre des aliments dans l'assiette : fibres → protéines/lipides → glucides.
  • Éviter les sucres raffinés et les produits ultra-transformés.
  • Bouger après les repas, ne serait-ce que 10 minutes de marche.

👉 Pour aller plus loin : Les 8 grands principes d'une alimentation adaptée au SOPK et SOPK et arrêt du sucre.

Réduire l'inflammation

L'inflammation chronique de bas grade est un terreau commun à tous les types de SMOP. Pour la limiter :

  • Privilégie les bons acides gras (poissons gras, huiles de colza et de lin, oléagineux).
  • Réduis les aliments pro-inflammatoires (alcool, ultra-transformés, sucres raffinés).
  • Prends soin de ton microbiote intestinal (légumes lacto-fermentés, fibres variées).
  • Supplémente-toi en oméga 3 si tu consommes peu de poissons gras.

Soutenir ton ovulation

Si tu cherches à retrouver des cycles plus réguliers ou à booster ta fertilité, l'inositol est un actif particulièrement intéressant. Plusieurs études ont montré qu'il améliore à la fois la résistance à l'insuline et la maturation des ovocytes (4).

👉 À lire : Inositol et SOPK : bienfaits et usages et Les bienfaits du myo-inositol pour tomber enceinte.

Gérer ton stress

Le stress chronique aggrave tous les types de SMOP, et pas seulement le type surrénalien. Cortisol et insuline jouent en équipe : quand l'un monte, l'autre suit. Voici quelques pistes :

  • Dormir au minimum 7 à 8 heures par nuit, dans le noir complet.
  • Pratiquer une activité douce régulière (yoga, marche, natation).
  • Limiter la caféine, surtout après 14h.
  • S'exposer à la lumière naturelle le matin pour réguler le cortisol.

👉 Lecture conseillée : Quel sport pratiquer avec le SOPK ?

 

On espère que cet article t'aura aidée à mieux comprendre ce changement de nom et ce qu'il implique pour toi.

Lexique
  • SMOP : Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien, nouveau nom officiel du SOPK depuis mai 2026.
  • PMOS : acronyme anglais du SMOP (Polyendocrine Metabolic Ovarian Syndrome).
  • Kyste ovarien : cavité remplie de liquide située dans ou sur l'ovaire, distincte d'un follicule.
  • Résistance à l'insuline : état dans lequel les cellules répondent moins bien à l'insuline, ce qui pousse le pancréas à en produire davantage.
  • AE-PCOS Society : société savante internationale de référence sur les questions d'hyperandrogénie et de SMOP/SOPK.

Références scientifiques

  1. Teede H. et al., The Lancet, 2026. "Renaming polycystic ovary syndrome to polyendocrine metabolic ovarian syndrome: a global consensus process". Présenté au European Congress of Endocrinology, Prague, mai 2026. Communiqué officiel : Monash Centre for Health Research & Implementation, 12 mai 2026.
  2. Inserm, dossier officiel : "Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)". Réalisé en collaboration avec Paolo Giacobini et Sophie Catteau-Jonard, Centre de recherche Lille neuroscience & cognition (unité 1172 Inserm/université de Lille, CHU de Lille). Disponible sur inserm.fr.
  3. Teede H.J. et al., "Recommendations from the 2023 International Evidence-based Guideline for the Assessment and Management of Polycystic Ovary Syndrome". Fertility and Sterility, 2023. DOI : 10.1016/j.fertnstert.2023.07.025. PMID : 37589624.
  4. Unfer V. et al., "Myo-inositol effects in women with PCOS: a meta-analysis of randomized controlled trials". Endocrine Connections, 2017. DOI : 10.1530/EC-17-0243. PMID : 29042448.
Partager :
Pourquoi faire confiance à SOVA ?

Plus de 50 000 femmes ont déjà adopté nos routines et nous attribuent une excellente note moyenne de 4,7/5 (3300+ avis). Nos compléments sont formulés dans des laboratoire français, avec des ingrédients clean, soigneusement sourcés, et avec un maximum d'actifs brevetés reconnus pour leur efficacité.

Au service de toutes les femmes

Au service des femmes et de leur santé hormonale. SOVA, c'est la main qu'on aurait aimé avoir à nos côtés depuis le début. Celle qui nous accompagne, que l'on vive avec un SOPK, une endométriose, un SPM, en périménopause ou en essai bébé, avec de l'information claire et des produits adaptés, clean et efficaces.

FAQ

Que signifie SMOP ?

SMOP signifie Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien (en anglais : PMOS, pour Polyendocrine Metabolic Ovarian Syndrome). C'est l'appellation moderne du SOPK, qui souligne que la maladie touche le métabolisme et plusieurs glandes endocrines, pas seulement les ovaires.

Pourquoi le SOPK change-t-il de nom ?

Il change pour deux raisons principales : d'abord, le mot "polykystique" est scientifiquement faux (ce sont des follicules, pas des kystes). Ensuite, le terme "SOPK" minimisait les risques métaboliques (diabète, maladies cardiovasculaires) et la dimension endocrine globale de la pathologie.

Quels sont les 4 types de SOPK/SMOP ?

Les 4 grands types décrits en pratique sont : l'insulino-résistant (le plus fréquent), l'inflammatoire, le surrénalien (lié au stress) et le post-pilule. Ces types ne sont pas exclusifs : on peut en cumuler plusieurs.

Est-ce que le diagnostic de SMOP est différent du SOPK ?

Non, les critères diagnostiques restent les mêmes (critères de Rotterdam 2023) : 2 critères sur 3 parmi dysovulation, hyperandrogénie et morphologie ovarienne dystrophique. Le nouveau nom pousse en revanche à une analyse plus large de la santé hormonale globale.

Quand le nom SOPK va-t-il disparaître officiellement ?

Une période de transition de 3 ans est prévue. Pendant cette période, les deux termes coexisteront dans la communication médicale et auprès du grand public. Les guidelines internationales, la classification CIM de l'OMS et les programmes de formation médicale seront progressivement mis à jour (1).