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Si tu entames un parcours de procréation médicalement assistée (PMA), tu te poses sans doute une question essentielle : combien de temps faut-il pour tomber enceinte ? La PMA représente un véritable espoir, mais aussi un chemin souvent long et rempli d’émotions. Le délai avant une grossesse dépend de nombreux facteurs : l'âge, la cause de l’infertilité, la technique utilisée, mais aussi l'hygiène de vie et l'équilibre global.
Dans cet article, tu découvriras combien de cycles il faut en moyenne avant une grossesse, ce qui influence les résultats et comment soutenir ton bien-être tout au long de ton parcours.
Comprendre la procréation médicalement assistée et les étapes du parcours
Avant de parler de durée ou de résultats, il est rassurant de mieux comprendre ce qu’englobe la PMA et comment se déroulent les différentes étapes du parcours.
La définition de la PMA
La procréation médicalement assistée, ou assistance médicale à la procréation (AMP), regroupe toutes les techniques qui aident à concevoir lorsqu’une grossesse naturelle tarde à venir. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le mot "infertilité" est utilisé après 12 à 24 mois de rapports réguliers sans contraception.
La PMA vise donc à accompagner les couples dans ce projet, de manière personnalisée et encadrée médicalement et légalement.
En 2023, environ 28 440 enfants sont nés à la suite d’un traitement d’AMP, ce qui représente à peu près 4 % des naissances en France cette année-là. (1)
FIV, stimulation ovarienne et autres protocoles
En assistance médicale à la procréation (AMP), plusieurs options peuvent être proposées selon la situation personnelle et médicale du couple ou de la femme seule. La PMA regroupe ainsi différentes techniques qui visent à accompagner la conception lorsque celle-ci ne survient pas naturellement.
La stimulation ovarienne consiste à favoriser la maturation de plusieurs follicules dans les ovaires afin d’augmenter les chances de fécondation. Elle se déroule sous surveillance médicale rigoureuse, avec des échographies et des dosages hormonaux réguliers pour adapter le traitement. Cette étape peut précéder une insémination artificielle (IA) ou une fécondation in vitro (FIV).
Lors d’une fécondation in vitro (FIV), les ovocytes sont prélevés après stimulation et mis en contact avec les spermatozoïdes en laboratoire. Lorsque la fécondation se produit, les embryons obtenus sont cultivés pendant quelques jours avant qu’un ou plusieurs d’entre eux soient transférés dans l’utérus. Les embryons non transférés peuvent être conservés par congélation pour une utilisation ultérieure (transfert d’embryons congelés), si le projet parental le permet. C'est une autre chance d'obtenir une grossesse.
Selon les situations, d’autres approches peuvent être envisagées :
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ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïde), utilisée lorsque les spermatozoïdes présentent des difficultés à féconder l’ovocyte naturellement.
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Transfert d’embryons congelés, qui permet de réutiliser des embryons conservés lors d’un cycle précédent.
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Don de gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes), encadré par la loi de bioéthique, lorsque la conception avec ses propres gamètes n’est pas possible.
Lors de la consultation, le médecin te donnera toutes les informations.
Un protocole adapté à chaque situation
Chaque protocole est unique et défini sur la base de nombreux paramètres : ton âge, ta réserve ovarienne, tes antécédents médicaux et la cause du trouble de la fertilité. Le gynécologue spécialisé en AMP prend le temps d’expliquer les différentes étapes et de répondre à toutes les questions avant de débuter le traitement.
Ce parcours demande du temps et du suivi, mais chaque étape a pour objectif d’offrir les meilleures conditions possibles à la conception, en toute sécurité et dans le respect du rythme du corps de la femme.
Quand envisager une PMA ?
La décision d’entreprendre une démarche de PMA dépend de plusieurs critères médicaux et personnels. Elle sera validée par l'équipe médicale du centre de PMA.
Voici quand il peut être pertinent d’envisager une consultation spécialisée.
Quand consulter pour une aide à la conception ?
Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), il est recommandé de consulter après 12 à 24 mois de tentatives infructueuses. Toutefois, un avis médical peut être indiqué plus tôt si tu présentes, par exemple, un trouble de l’ovulation, une endométriose, un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), ou si ton partenaire a un trouble de la fertilité.
N’hésite pas à en parler avec ton gynécologue ou ta sage-femme à n'importe quel moment. Leurs informations et conseils seront précieux et rassurants.
Le bilan de fertilité permet de mieux comprendre la cause et d’adapter la prise en charge pour augmenter les chances de réussite.
Un accompagnement global dès le départ.
La PMA n’est pas qu’une démarche médicale : c’est aussi une aventure humaine.
Les équipes sont pluridisciplinaires : gynécologues, biologistes, sages-femmes, psychologues. Ces professionnels t’accompagnent à chaque étape.
Leur objectif : offrir une prise en charge complète, tenant compte à la fois du corps, du mental et des émotions.
Combien de temps faut-il pour tomber enceinte avec la PMA ?
Les données issues des registres de PMA permettent d’estimer les chances de grossesse selon l’âge, la technique utilisée et le nombre de cycles réalisés. Ces chiffres offrent une vision plus réaliste du parcours.
Les chiffres clés
D’après le rapport de l’Agence de la biomédecine (2023), le taux de naissance vivante par FIV est d’environ 25 % par cycle chez les femmes de moins de 35 ans, et d’environ 10 % au-delà de 40 ans. (2)
En moyenne, un cycle complet de FIV (de la stimulation au transfert d’embryon) dure entre quatre et six semaines. Cependant, il est fréquent que plusieurs cycles soient nécessaires avant une grossesse évolutive.
Les statistiques selon le type de transfert
La PMA repose sur des protocoles dont l’efficacité s’évalue généralement par le taux de naissance vivante par cycle ou par tentative cumulée, plutôt que par le simple taux de grossesse.
Selon l'Agence de Biomédecine, en France :
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Après un transfert d’embryons frais, le taux d’accouchement est de 25,4 %
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Après un transfert d’embryons congelés puis décongelés, le taux d’accouchement est de 23,6 % (3)
Qu’il s’agisse d’embryons frais ou congelés, les chances d’obtenir une naissance après un transfert se situent autour d’un cas sur quatre.
Combien de cycles faut-il en moyenne ?
D’après le rapport 2021 de l’Agence de la Biomédecine, près de 3,7 % des naissances en France proviennent d’une PMA(1).
Un cycle de fécondation in vitro aboutit à une naissance dans environ un cas sur quatre.
Ces chiffres, stables depuis plusieurs années, montrent que la réussite s’inscrit souvent dans la durée : plusieurs cycles sont parfois nécessaires avant l’obtention d’une grossesse évolutive.
À noter : ce ne sont que des statistiques. Il existe des couples pour lesquels la PMA fonctionne dès la première tentative.
Et pour la stimulation ovarienne simple (Clomid®, letrozole…) ?
La stimulation ovarienne simple, notamment à base de clomifène (Clomid®) ou de letrozole, est souvent proposée en première intention, en particulier en cas de troubles de l’ovulation (comme le SOPK). Environ 47 000 femmes utilisent le Clomid, chaque année, en France.
Contrairement à la FIV, ces traitements font l’objet de peu de statistiques nationales consolidées, car ils sont réalisés en ville ou à l’hôpital, parfois en dehors des centres de PMA, et ne sont pas systématiquement intégrés aux registres de l’Agence de la biomédecine.
En pratique, le nombre de cycles de clomifène est généralement limité (souvent 6 maximum), afin d’éviter une stimulation prolongée inefficace et de réévaluer la stratégie si aucune grossesse n’est obtenue.
Les données issues de la littérature médicale indiquent que, lorsque la stimulation ovarienne simple permet une ovulation efficace et qu’elle est correctement suivie, les taux cumulés de grossesse ou de naissance vivante se situent autour de 20 à 25 % après plusieurs cycles, avec une grande variabilité individuelle. (4)
En l’absence de grossesse après plusieurs cycles bien conduits, un réajustement de la prise en charge (autre traitement, insémination ou FIV) est habituellement discuté avec l’équipe médicale.
Ce qui influence les délais
Le temps nécessaire dépend de nombreux facteurs : l’âge, la qualité ovocytaire, la cause de l’infertilité, mais aussi le mode de vie. Des recherches ont montré qu’une alimentation déséquilibrée, un manque de sommeil ou un stress chronique (5) peuvent influencer les résultats de la PMA(6). À l’inverse, prendre soin de ton équilibre général peut contribuer à des conditions plus favorables à la conception.
Le principal facteur influençant les chances de réussite d’obtenir une grossesse, qu’elle soit naturelle ou issue d’une procréation médicalement assistée (PMA), est l’âge de la femme. Comme pour la conception spontanée, les probabilités de grossesse par cycle diminuent avec le temps :
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25 % à 25 ans
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12 % à 35 ans
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6 % à 40 ans
Les chiffres présentés sont indicatifs et dépendent de nombreux facteurs individuels. Parles-en avec l’équipe d’AMP.
Comment préserver ton bien-être pendant la PMA ?
Le parcours peut être épuisant. C'est le moment d'être un peu égoïste et de prendre soin de toi.
Alimentation, poids et activité physique
Une alimentation variée et équilibrée constitue un atout essentiel pour soutenir ton organisme. Maintenir un poids stable, ni trop bas ni trop élevé, contribue au bon fonctionnement général et à un équilibre interne. L’activité physique modérée, comme la marche, la natation ou le yoga, participe également à ton bien-être.
Certains nutriments appuient les fonctions physiologiques normales :
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Les folates,
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Le zinc,
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La vitamine C
Si ton alimentation ne couvre pas tous tes besoins, des compléments alimentaires peuvent être envisagés pour soutenir ton équilibre nutritionnel.

Compléments alimentaires et accompagnement global
Certains compléments alimentaires peuvent accompagner le bien-être et soutenir l’équilibre nutritionnel au cours du parcours PMA, en complément d’une alimentation variée et équilibrée.
Leur utilisation doit s’inscrire dans une démarche globale et être adaptée au profil de chaque femme, sans se substituer à un suivi médical. Les conseils d’un professionnel de santé restent essentiels.
Le soutien émotionnel : une clé du parcours PMA
La PMA peut ressembler à des montagnes russes émotionnelles : espoir, attente, parfois déception après un essai. Il est normal d’éprouver de la fatigue, de la frustration ou de l’inquiétude.
Mieux gérer les variations émotionnelles
Reconnaître les émotions, en parler et s’autoriser des temps de pause aide souvent à alléger la charge mentale.
Voici quelques conseils :
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Accueille tes émotions : la tenue d'un journal de bord, la respiration, une marche en plein air par exemple peuvent t'aider.
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Crée des repères : mets en place un rituel doux avant et après les rendez-vous (musique, boisson chaude, bain ...).
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Cadre l’information : fixe un moment précis pour consulter les résultats et évite le « scroll » anxiogène.
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Préserve des bulles hors PMA : les activités plaisir, les liens sociaux non centrés sur la fertilité sont bénéfiques.
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Écoute ton corps : besoin de repos..
Le rôle du couple et de l’entourage
Ce parcours se vit souvent à deux. Un dialogue clair et régulier favorise la cohésion et le soutien mutuel. L’entourage (amis, famille) peut aussi être une ressource, à condition d’exprimer tes limites.
Si tu es en parcours en solo ou dans un autre cadre familial, ces repères restent utiles : choisis les personnes-ressources qui sauront t’écouter sans jugement.
Dans un parcours de PMA, l’équilibre du couple repose souvent sur la capacité à avancer ensemble.
Se synchroniser permet d’éviter les malentendus et d’alléger la charge émotionnelle. Vous pouvez décider à deux quand et comment partager les étapes, qu’il s’agisse des bilans, des résultats ou des moments de pause. Cela aide à garder une vision commune.
Il est aussi essentiel d’exprimer clairement ses besoins : certaines journées appellent à plus d’écoute, d’autres à du silence ou simplement à un petit coup de main pratique.
Dire ce dont tu as besoin, sans crainte d’en faire trop, favorise la compréhension et renforce le lien. Poser des limites face à l’entourage est tout aussi important : une phrase simple comme « Je te dirai quand je serai prête.» peut préserver ton intimité tout en maintenant des relations sereines.
Enfin, pense à répartir la charge mentale et logistique entre la gestion des rendez-vous, l’administratif, les déplacements ou la préparation du matériel. Cette organisation permet d’éviter que tout repose sur une seule personne et de traverser cette période avec plus de sérénité et de complicité.
Où trouver du soutien ?
Parler avec des personnes formées ou qui comprennent le vécu de la PMA peut faire une vraie différence. Ils pourront t'aider dans ta réflexion et t'apporter un soutien psychologique. Tu en ressentiras peut-être le besoin à certaines étapes clés : prélèvement par ponction, test, échec ou succès..
Tu peux solliciter :
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L'équipe du centre AMP (aide médicale à la procréation) : un psychologue ou une sage-femme formée à l’accompagnement émotionnel pourront intervenir.
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Les groupes de parole et les associations : ils te permettront de rencontrer d'autres personnes dans ce parcours.
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Des accompagnements complémentaires : psychologue, sexologue, sophrologue, hypnothérapeute..
Quelques repères pratiques au quotidien
Pour traverser ton parcours plus sereinement, il peut être utile de mettre en place un petit plan « anti-surcharge ». En effet, confier certaines tâches à une personne de confiance, t’accompagner à un rendez-vous ou faire une course, permet de souffler un peu et de ne pas tout porter seule.
Essaie aussi de garder un agenda apaisé : évite de concentrer examens médicaux, obligations professionnelles et engagements sociaux sur la même semaine. Tu peux prévoir des moments de pause pour t’aider à récupérer, physiquement comme émotionnellement.
Le sommeil joue un rôle essentiel dans la récupération physique et mentale, particulièrement lors d’un parcours de PMA. Or, le stress et les traitements peuvent le déséquilibrer. Des approches douces comme la sophrologie, la méditation ou la respiration consciente peuvent t’aider à préserver ton équilibre émotionnel et à mieux vivre les différentes étapes du traitement.
Enfin, fais le tri dans ton environnement numérique. Te désabonner temporairement de contenus qui peuvent raviver l’anxiété et limiter tes sources d’information à deux ou trois sites fiables t’aidera à rester mieux informée sans te sentir submergée.
Quand demander une aide supplémentaire ?
Si l’anxiété, la tristesse ou l’irritabilité persistent, si l’appétit ou le sommeil sont durablement perturbés, si le quotidien devient difficile, n’hésite pas à en parler à l’équipe médicale ou à consulter un professionnel de santé mentale. Demander de l’aide fait partie de la prise en charge globale.
L’objectif de cet accompagnement est de préserver ton bien-être, ton énergie et la qualité de tes liens tout au long du parcours.
La PMA est un parcours exigeant, mais porteur d’espoir. Le temps nécessaire pour tomber enceinte varie d’une femme à l’autre, et chaque étape est une progression vers ton projet. Prends soin de ton corps, de ton alimentation, de ton sommeil et de ton équilibre émotionnel. Entoure toi d’un suivi médical attentif et de personnes bienveillantes. Et n'hésite pas à te complémenter si tu en ressens le besoin. Les compléments alimentaires peuvent préparer ton corps et accompagner ton bien-être. C’est ta patience et ton écoute intérieure qui seront tes meilleurs alliés.
- Fécondation In Vitro (FIV) : technique consistant à féconder un ovocyte par un spermatozoïde à l'extérieur du corps de la femme, en laboratoire. L'embryon obtenu après quelques jours de culture est ensuite transféré dans l'utérus pour débuter la grossesse.
- ICSI (Injection intracytoplasmique) : variante de la FIV utilisée en cas de troubles de la fertilité masculine, où un seul spermatozoïde sélectionné est injecté directement à l'intérieur de l'ovocyte pour favoriser la fécondation.
- Stimulation ovarienne : traitement hormonal visant à augmenter la production et la maturation de follicules par les ovaires. Elle permet d'optimiser les chances de fécondation lors d'un cycle naturel, d'une insémination ou d'une ponction pour FIV.
- Réserve ovarienne : indicateur de la quantité et de la qualité des ovocytes restants dans les ovaires d'une femme. Elle est généralement évaluée par des dosages hormonaux et une échographie pour adapter le protocole de PMA.
- Don de gamètes : recours à des ovocytes ou des spermatozoïdes issus d'un donneur ou d'une donneuse anonyme, encadré par la loi de bioéthique, lorsque la conception avec les propres cellules reproductrices du couple est impossible.
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