Fertilité

SOPK et risques de fausse couche : Pourquoi et comment le prévenir ?

Si tu es touchée par le SOPK, tu as peut-être mis du temps pour tomber enceinte ou tu espères une grossesse depuis plusieurs mois, et tu t’interroges sur les risques potentiels de fausse couche liés à ta pathologie. Le début de grossesse est souvent une période très intense et jalonnée par la peur que tout s’arrête. 

Dans cet article, nous allons t’expliquer pourquoi les femmes SOPK sont plus à risques de fausse couche, et les mesures de prévention à adopter pour mettre toutes les chances de ton côté de vivre une grossesse sereine. 

SOPK et fausse couche : quels risques ?

Tout d’abord, nous souhaitons te rassurer : SOPK n’est pas synonyme de stérilité comme on peut l’entendre parfois. La majorité des femmes SOPK parviendra à concevoir un bébé en bonne santé ! (source)

Irrégularité du cycle

Néanmoins, le SOPK reste une manifestation de déséquilibre hormonal et il est vrai que les femmes touchées mettront plus de temps à tomber enceinte. Cela est dû essentiellement au fait que les femmes atteintes du SOPK ont souvent des cycles très longs et irréguliers.

Quand les cycles durent 2, 3, 4 mois ou plus, tu as forcément moins de chances de tomber enceinte au cours d’une année qu’une femme qui a un cycle plus régulier. Avec un cycle de 28 jours, cela laisse environ 12 ou 13 chances de tomber enceinte, alors qu’une femme SOPK peut n’avoir que 3 ou 4 ovulations par an selon les cas.

Qualité ovocytaire

L’autre source d’infertilité chez les femmes SOPK est liée à la qualité ovocytaire : il est prouvé que les femmes qui ont un SOPK produisent des ovocytes de moins bonne qualité (source). Cela est dû au fait que la maturation des ovocytes est perturbée : au lieu de ressembler à un processus fluide qui dure environ 2 semaines, la phase folliculaire des femmes SOPK est caractérisée par une durée longue, avec souvent plusieurs tentatives d’ovulation qui ont du mal à aboutir.

➡️ Pour en savoir plus sur la lecture de ton cycle, rendez-vous dans cet article.

Les ovocytes sont également exposés à des niveaux d’androgènes plus élevés que chez les femmes non atteintes, ce qui détériore leur qualité. 

Les autres problématiques

D’autres éléments peuvent augmenter le risque de fausse couche :

  • L’hypothyroïdie, qui est souvent associée au SOPK

  • L’inflammation

  • Les carences en vitamines et minéraux, plus fréquentes chez les femmes SOPK (notamment vitamine B9 qui est très importante dans la prévention du risque de fausse couche et de malformations) - voir notre article sur les compléments alimentaires

Si tu as déjà vécu une ou plusieurs fausses couches, ne culpabilise pas : tu n’es en rien responsable de ce qui est arrivé ❤️‍🩹. On te rappelle également que 30% des cas d’infertilité sont d’origine masculine ! Ton partenaire ne doit pas hésiter à demander des examens complémentaires pour lui, comme un spermogramme, et à mettre en place de bonnes habitudes d’hygiène de vie.

Que faire pour prévenir au mieux les risques de fausse couche ?

Faire baisser la résistance à l’insuline

Si tu es résistante à l’insuline (environ 70% des femmes SOPK), alors c’est certainement le premier point à travailler. L’insuline en excès perturbe la sécrétion des hormones hypophysaires, elle a tendance à baisser la sécrétion de FSH et augmenter la sécrétion de LH : c’est ce phénomène qui est à l’origine de l’irrégularité des cycles.

L’insuline diminue également la SHBG : c’est une hormone qui permet de lier les oestrogènes à la testostérone. Quand la SHBG baisse, la part de testostérone libre dans ton sang augmente, causant ainsi des symptômes d’hyperandrogénie et une détérioration des follicules. 

➡️ L’hyperinsulinisme est à l’origine d’une grande partie des dysfonctionnements ovariens qu’on rencontre chez les femmes SOPK, c’est pourquoi il est important d’agir dessus. 

Les grands principes de base : 

  • Adopter une alimentation à indice glycémique bas (voir ici l’alimentation adaptée au SOPK)
  • Limiter les pics de glycémie au cours de la journée
  • Choisir les bons compléments pour lisser la glycémie (Balance tes sucres est parfait pour ça ♥︎)

Travailler en amont sur ta qualité ovocytaire 

Un ovocyte met 3 mois à se fabriquer. L’idéal est donc d’anticiper ton projet de grossesse en commençant à travailler sur la qualité de tes ovocytes dès que possible. 
Optimiser la qualité ovocytaire passe d’abord par ton assiette : il faut maximiser ta consommation de bons acides gras (avec un focus particulier sur les oméga 3), limiter au maximum les aliments transformés et inflammatoires, privilégier les glucides complets, consommer suffisamment de protéines et de lipides, faire la part belle aux légumes à feuilles vertes et aux légumes colorés… Pour t’aider tu peux te représenter l’alimentation quotidienne des populations méditerranéennes : c’est à ça que ressemble une assiette pro-fertilité !
Assiette remplie d'une salade composée
Ensuite il ne faut pas négliger l’importance de ton hygiène de vie globale : bien dormir (mini 7-8h d’un sommeil de qualité), gérer ton stress, introduire du mouvement au quotidien…
Et pour finir, certains compléments alimentaires ont un effet très bénéfique sur la qualité ovocytaire. C’est notamment le cas d’Ovastart qui contient à la fois de l’inositol et de la vitamine B9.
  • L’inositol agit à la fois sur la résistance à l’insuline, et sur la bonne maturation des ovocytes. C’est aussi un antioxydant puissant qui permet d’améliorer la qualité des ovocytes (source). 
  • La vitamine B9 est conseillée en amont de tout projet de grossesse pour éviter les malformations et les risques de fausse couche. Il faut savoir néanmoins que de nombreuses femmes n’assimilent pas correctement l’acide folique couramment prescrit par les médecins. C’est pourquoi nous te conseillons de choisir une vitamine B9 sous forme méthylée (par exemple Quatrefolic comme dans Ovastart).
D’autres vitamines et minéraux sont très importantes pour la fertilité et particulièrement chez les femmes SOPK qui sont plus à risque de carences. La vitamine D, l’iode, le zinc, la vitamine B12… n’hésite pas à te faire accompagner par un professionnel formé en micronutrition.
Et bien sûr n’hésite pas à embarquer ton partenaire dans ces changements d'habitudes de vie, ils lui seront tout aussi bénéfiques !

Protéger ton organisme de l’inflammation

Le SOPK est souvent caractérisé par une inflammation chronique de bas grade dont on peut mesurer les conséquences directement dans le fluide qui entoure les follicules (source). Cette inflammation renforce la résistance à l’insuline et peut entraîner une dégradation de la qualité des ovocytes, c’est pourquoi elle doit être prise en charge.

Il est souvent difficile de repérer une inflammation de bas grade car il n’y a pas forcément de manifestations physiques flagrantes associées (par exemple tu n’as pas de fièvre comme pour une inflammation classique). En revanche, il existe des examens biologiques pour la détecter, et entre autres la CRP ultra-sensible (attention de bien préciser car ce dosage est beaucoup plus fin que la CRP classique). N’hésite pas à en parler à ton médecin !

Pour limiter l’inflammation, plusieurs choses peuvent être mises en place : 

  • En priorité, soigne ton alimentation en limitant les aliments pro-inflammatoires (les aliments ultra transformés, l’alcool, les sucres raffinés…)

  • Si besoin, discute avec ton médecin des tests d’intolérance à certains aliments (par exemple les œufs, les laitages, le gluten…)

  • Prends soin de tes intestins car ton microbiote joue un rôle protecteur très important contre l’inflammation. Certains compléments comme la glutamine peuvent t’aider dans ce sens

  • Pense à te supplémenter en oméga 3 dont l’effet anti-inflammatoire est bien connu (source). C’est d’autant plus important si tu consommes peu de sources alimentaires d’oméga 3 (poissons gras, huiles végétales type colza, lin, cameline…). Notre complément Oméga 3 a été spécifiquement formulé pour les femmes SOPK avec un ratio EPA/DHA étudié et un indice ToTOX parmi les plus bas possible. 

Vérifier ton taux de progestérone

Le déficit de progestérone est très courant chez les femmes SOPK : c’est à la fois une cause et une conséquence de cette pathologie. Néanmoins, la progestérone est une hormone clé pour la grossesse (“pro-gestérone” = “pro-gestation”). 

La progestérone permet de maintenir l’endomètre en place le temps que l’embryon s’implante. Lorsqu’elle est déficitaire, la phase post-ovulatoire est trop courte ou bien tu observes des petites pertes appelées spottings (c’est le signe que ton endomètre commence à se détacher et à être évacué). Cela rend très difficile la nidation d’un embryon et bien souvent la grossesse s’arrête avant même que tu n’en aies eu connaissance.

Une fois l’implantation réussie, la progestérone est nécessaire tout au long de la grossesse. Au premier trimestre, elle est sécrétée par le corps jaune (une sorte de cicatrice laissée par l’ovocyte lorsqu’il a été expulsé de son follicule). Ensuite, c’est le placenta qui prend le relais et qui se met à produire de grosses quantités de progestérone pour toute la fin de grossesse.

Le déficit en progestérone au 1er trimestre est une cause fréquente de fausse couche qui peut être évitée. Pour savoir si tu rencontres ce problème, 2 solutions : 

  • Si tu es en projet de grossesse, demande en laboratoire un dosage de progestérone 7 jours après ton ovulation (si tu souhaites revoir les bases pour bien lire ton cycle menstruel, rdv dans cet article). Ton taux doit être d’environ 15 ng/ml. Si tu es trop en-dessous, fais-toi aider par un professionnel (gynécologue, naturopathe spécialisé).
  • Si tu apprends ta grossesse, demande au laboratoire un dosage de progestérone en même temps que ton dosage de Bhcg si tu as prévu d’en faire un. En début de grossesse, ton taux de progestérone doit être de minimum 15 voire 20 ng/ml. Si tu n’es pas dans ces valeurs, prends rendez-vous rapidement avec ton gynécologue : il pourra te donner un coup de pouce pour aider la grossesse à bien démarrer, par exemple grâce à des ovules de progestérone. 

Sache qu’en France tu n’as pas besoin d’ordonnance pour faire ces examens (le coût est alors à ta charge, environ 20€ selon les laboratoires).

S’assurer que la thyroïde va bien

Les études scientifiques montrent que le SOPK et l’hypothyroïdie sont étroitement liés : les femmes touchées par le SOPK ont en effet 3 fois plus de chances de développer une maladie auto-immune de la thyroïde 🥵 (avec en tête de liste, la thyroïdite d'Hashimoto).

Or, nous savons que l’hypothyroïdie est une cause importante de fausse couche ou de problèmes qui surviennent pendant la grossesse (source). C’est pourquoi si tu es en projet de grossesse ou si tu as déjà expérimenté une ou plusieurs fausses couches, il ne faut pas hésiter à demander à ton médecin traitant un bilan thyroïdien complet. 

C’est malheureusement parfois difficile à obtenir, car les médecins ont pour consigne de ne demander qu’un dosage TSH en premier lieu. Néanmoins, sache que ta TSH peut être correcte sans que les autres valeurs ne le soient. 

Voici un exemple de bilan exhaustif : 

  • TSH (doit être < 2,5 mUI/l dans un contexte de projet/début de grossesse)
  • T3 et T4, reverse T3
  • Anticorps antithyroïdiens
  • Vérifier une éventuelle carence en iode, si possible via une iodurie des 24h

À nouveau il est possible de demander ces examens sans ordonnance, cependant sache qu’un bilan complet comme celui-ci peut te revenir assez cher.

Quoi qu’il en soit, si tu découvres que ton bilan n’est pas optimal ou simplement que ta TSH dépasse 2,5 mUI/l, n’hésite pas à te rapprocher de ton gynécologue. De nombreuses femmes bénéficient d’un traitement thyroïdien léger pendant leur grossesse pour prévenir les éventuels problèmes qui pourraient survenir. 

 

Nous espérons que cet article t'aura donné des pistes pour mettre toutes les chances de ton côté pour vivre une grossesse sereine.

La fausse couche peut être vécue comme un évènement traumatisant et culpabilisant, qui ne doit pas être minimisé. N’oublie pas que l’une des principales causes de fausse couche est les anomalies chromosomiques de l’embryon, qu’il n’est pas toujours possible d’éviter. 

 

Alice Monney
Naturopathe

Naturopathe certifiée, je suis spécialisée dans les troubles hormonaux (SOPK, hypothyroïdie, aménorrhée...) et la fertilité (conception naturelle et parcours PMA).

Au travers d'une naturopathie décomplexée et ancrée dans le quotidien des femmes que j'accompagne, j'élabore pour mes consultantes des protocoles efficaces et documentés scientifiquement.

Ma pratique est tournée vers la douceur, une grande disponibilité et des résultats concrets.

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