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Chaque mois, tu ressens des douleurs, comme des coups de poignard dans le bas-ventre, avant l’arrivée de tes règles ? Les antalgiques ne te soulagent pas et tu souhaites savoir pourquoi tes règles sont si douloureuses ? Et si cela venait de l’endométriose ?
Dans cet article, nous te guidons pour comprendre les douleurs typiques de cette pathologie qui touche 1 femme sur 10 en France.
Comment savoir si je fais une crise d'endométriose ?
Une crise d’endométriose est différente d’un début de règles douloureuses. Des symptômes bien spécifiques peuvent survenir, de façon plus ou moins intense en fonction des mois, toujours rythmés par notre cycle menstruel. La douleur est le symptôme le plus courant en cas d’endométriose, et peut s’exprimer de différentes manières :

- Règles douloureuses
- Douleurs à l’ovulation
- Douleurs pendant les rapports sexuels
- Douleurs irradiant le dos et les jambes
- Douleurs pelviennes fréquentes, même en dehors des règles
- Douleurs abdominales (souvent au niveau du nombril)
- Ventre généralement très gonflé (le fameux “Endobelly”)
- Difficulté à uriner et douleurs à la défécation (1)
Les règles douloureuses ne sont pas systématiquement signe d’une crise d’endométriose, heureusement. Si les douleurs passent avec un antalgique comme le paracétamol, pas d’inquiétude. Si ce n’est pas le cas, et que ces douleurs empirent de mois en mois, il est important d’en parler à son gynécologue ou sa sage-femme afin de faire des examens. (2)
N’oublie pas qu’il n’est pas normal de souffrir à cause de tes menstruations, même si les idées reçues ont la vie dure !
Combien de temps dure une crise d'endométriose ?
Il n’y a pas de réponse unique à cette question ! La durée d’une crise d’endométriose est très variable. Chez certaines femmes, cela durera quelques heures, et pour d’autres, quelques jours (souvent la semaine des règles). Chez d’autres encore, le pic de douleur sera de deux à trois jours au moment de l’ovulation. Dans les formes les plus sévères, la douleur peut être permanente et est très invalidante.
Quelles que soient la durée de ces douleurs, il est important de ne pas rester seule car des solutions existent !
Les principaux symptômes de l’endométriose en détail
Les règles douloureuses ou dysménorrhée
C’est le symptôme le plus récurrent, qui incite à consulter. On pense que ce sont des prostaglandines, des hormones produites par différents organes du corps en trop grande quantité au moment des règles. Certaines « mauvaises » prostaglandines, appelées PGE2, entraînent une inflammation, une contraction des muscles, et une augmentation de la douleur quand elles sont en excès. Des études montrent que ce taux est élevé chez les femmes touchées par l’endométriose et favorise une aggravation des lésions, à cause de leur action inflammatoire.
Lors de la chute hormonale en fin de phase lutéale, l’endomètre se desquame pour laisser évacuer cette muqueuse utérine. Les lésions de l’endométriose sont aussi sensibles à ce message hormonal, mais ne peuvent pas s’évacuer car elles ne se situent pas dans l’utérus. Cela entraîne des micro-saignements et donc, des douleurs importantes.
Dans le cas de l’adénomyose, les douleurs sont aussi importantes. Souvent associée à une endométriose interne à l’utérus, il s’agit plus précisément d’une anomalie cellulaire de l'endomètre (la muqueuse utérine) qui s’infiltre dans le myomètre (le muscle utérin).
L’alimentation, le stress et une mauvaise hygiène de vie sont des facteurs aggravants de la production de ces mauvaises prostaglandines. Ton gynécologue pourra te proposer un traitement anti-inflammatoire s’il le juge nécessaire dans ta situation.
La phytothérapie et les compléments alimentaires sont aussi d’excellents soutiens pour soulager les crampes. Notre cure Stop règles douloureuses a été conçue pour cela. L'achillée millefeuille et la camomille romaine apaisent efficacement les crampes et soulagent les douleurs menstruelles. Cette formule aussi sur l’inflammation, qui, on le sait, favorise encore et encore les crampes menstruelles avec l’endométriose.
Les signes digestifs, urinaires et le gonflement ("Endobelly")
D’autres symptômes peuvent venir troubler le quotidien en cas de crise d’endométriose.
Les troubles digestifs :
Dans certains cas, les lésions d’endométriose peuvent se développer dans les intestins, le rectum ou le colon. On parle alors d’endométriose digestive, qui favorise une inflammation intestinale chronique. Celle-ci entraîne des troubles du transit (comme une alternance diarrhée/constipation), des douleurs lors de la défécation, des saignements dans les selles (plus rares) et des ballonnements sévères. Ce ventre très gonflé est aujourd’hui surnommé l’endobelly et se caractérise par un ventre qui double de volume, avec une forte tension dans le bas-ventre. (3)
Les douleurs urinaires :
Dans le cas où les lésions porteraient atteinte à la vessie, à l'urètre ou aux uretères, il est possible de ressentir des douleurs fortes en urinant, proches de celles d’une infection urinaire. On parle alors d’endométriose vésicale, qui peut entraîner la présence de sang dans les urines, une envie d’uriner plus fréquente et une difficulté à vider la vessie. Dans ces cas-là, les tests ECBU qui détectent la présence de bactéries dans les urines reviennent toujours négatifs.
Les douleurs pelviennes et lombaires :
L’endométriose entraîne la formation d'adhérences entre les tissus, à cause des lésions et des microsaignements répétés. Ces adhérences au niveau des lésions favorisent une rétractation des tissus, qui vont augmenter un peu plus encore les douleurs diffuses autour de la zone. L’inflammation que cela induit va entraîner des douleurs jusque dans le bas du dos, et parfois même plus étendues. (4)
Les douleurs musculo-squelettiques - DMS :
Des études montrent le lien entre les douleurs articulaires et musculaires diffuses, et l’endométriose. Plus de 77 % des femmes touchées par l’endométriose indiquaient souffrir de DMS. La localisation des lésions d’endométriose en est une cause. La recherche avance pour en comprendre la ou les causes exactes, mais l’inflammation chronique semble être la piste privilégiée ! (4)
Les douleurs pendant les rapports ou dyspareunies :
Les douleurs se situent fréquemment au fond du vagin, durant les rapports sexuels avec pénétration. C’est souvent le cas lorsque les lésions sont localisées près du vagin ou au niveau rectal. Très invalidantes dans la vie intime, cela peut aller d’une simple gêne comme une incapacité d’avoir des rapports.
Symptômes neurologiques : fatigue intense et brouillard mental
L’endométriose ne se résume pas à un impact physique. La sensation d’être dans le brouillard, constamment fatiguée, est très fréquemment rapportée par les personnes touchées. Cela serait dû aux douleurs chroniques qui demandent une adaptation permanente à l’organisme, qui ne laisse pas de temps de récupération au corps. En somme, de nombreuses raisons, bien réelles, d’être épuisée avec l’endométriose !

Quels sont les signes graves et quand consulter en urgence ?
Les douleurs pelviennes importantes peuvent être liées à de l’endométriose, mais également à d’autres choses. L’important est de ne pas laisser la place au doute et de consulter rapidement afin d’en vérifier l’origine et d’être soulagée au plus vite.
Voici les critères qui doivent te conduire à consulter aux urgences gynécologiques :
- Des douleurs pelviennes brutales et inhabituelles
- Des saignements anormaux en dehors des règles
- Une fièvre au-delà de 39 °C associée aux douleurs gynécologiques
- Vomissements
- Un traumatisme gynécologique (chute, choc ou une plaie importante)
- Douleurs importantes et saignements pendant la grossesse (5)
Un examen approfondi avec un gynécologue t’aidera à comprendre si ces douleurs vives sont liées à de l’endométriose ou à un autre problème médical (grossesse extra-utérine, ruptures de kystes ovariens, etc.)
Consulter en dehors des cas d’urgence
Les douleurs menstruelles ne sont pas normales et doivent inviter à consulter dans tous les cas. S’il ne s’agit pas d’une urgence, il est toujours important de prendre rendez-vous avec son gynécologue ou sa sage-femme pour faire le point. Une échographie pelvienne sera pratiquée en première intention, et éventuellement une IRM si nécessaire.
Guide pratique : comment soulager une crise rapidement ?
En attendant ton rendez-vous, il est possible d’agir localement pour soulager ses douleurs avec des techniques non médicamenteuses :
- Une bouillotte chaude appliquée sur le bas-ventre
- Une séance de cohérence cardiaque, durant au moins 10 min, avec l’aide d’une application pour suivre le rythme (Respirelax par exemple)
- Un massage avec du magnésium transcutané pour soulager les crampes localement
- Une infusion chaude pour se détendre
- Masser son bas-ventre avec une huile végétale d’Arnica montana, aux propriétés antispasmodiques et anti-inflammatoires
Si tu es concernée par ces douleurs invalidantes et que tu attends d’avoir un diagnostic, nous t’envoyons beaucoup de courage ! Prendre rendez-vous est la première étape pour aller mieux. Si l’endométriose est diagnostiquée, il existe beaucoup de choses à faire pour prendre soin de toi. Des associations et des sites spécialisés t’apporteront informations et soutiens pour avancer dans ton parcours (comme EndoFrance ou encore la Fondation Recherche Endométriose, par exemple).
- Prostaglandines (PGE1, 2, 3) : ce sont des messagers chimiques régulant la douleur. La PGE2 déclenche les contractions et l'inflammation (souvent en excès dans l'endométriose), tandis que les PGE1 et PGE3 agissent comme des "pompiers" pour apaiser et détendre l'utérus.
- Dysménorrhée : terme médical pour désigner les règles douloureuses. Elles peuvent être "primaires" (depuis l'adolescence) ou "secondaires" (qui apparaissent plus tard), mais dans tous les cas, si elles t'empêchent de vivre normalement, elles méritent une consultation.
- Prostaglandines : petites molécules produites par ton corps. Au moment des règles, elles font contracter l'utérus pour évacuer le sang. Le souci ? En excès, elles provoquent des crampes très intenses et de l'inflammation.
- Dyspareunies : c’est le nom que l’on donne aux douleurs ressenties pendant ou après un rapport sexuel. Elles peuvent être superficielles ou profondes, et sont un signe fréquent que des lésions d'endométriose se situent dans la zone du vagin ou du rectum.
- ECBU : c’est l’examen classique des urines qu'on fait au laboratoire pour chercher une infection (cystite). En cas d'endométriose vésicale, on a tous les symptômes d'une infection, mais l'ECBU revient "négatif" car il n'y a pas de bactéries. C'est simplement l'inflammation qui fait mal.
- Diagnostic d'exclusion : c'est la démarche du médecin qui consiste à éliminer toutes les autres causes possibles (infection, kystes, grossesse extra-utérine) avant de confirmer que tes symptômes sont bien liés à l'endométriose.
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