Ménopause

Règles abondantes et caillots en préménopause : 6 solutions naturelles

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Résumé

Règles abondantes et caillots en préménopause ? La chute de progestérone face aux œstrogènes bouleverse tes cycles, et c'est normal. Voici 6 solutions naturelles pour t'accompagner :

• Surveille ta ferritine et compense tes pertes en fer
• Adopte une alimentation anti-inflammatoire à IG bas
Soutiens ton foie pour mieux éliminer les œstrogènes
• Protège ton sommeil et gère ton stress
• Limite les aliments ultra-transformés et booste tes oméga 3 pour calmer l'inflammation

Et si ça ne suffit pas, des solutions médicales existent aussi. On t'explique tout dans cet article 👇

Sommaire

  1. 01. Pourquoi les règles deviennent-elles hémorragiques à la préménopause ?
  2. 02. Quand faut-il s'inquiéter de la présence de caillots ?
  3. 03. 6 solutions naturelles pour retrouver un confort de vie
  4. 04. Et si les solutions naturelles ne suffisent pas ?

Tu as l'impression que tes règles sont devenues incontrôlables ? Des flux hémorragiques, des caillots de sang de plus en plus gros, des cycles qui n'en font qu'à leur tête… Si tu as entre 40 et 50 ans, il y a de grandes chances pour que tu sois en train de vivre la préménopause (aussi appelée périménopause), cette période de transition hormonale qui précède l'arrêt définitif des règles.

On le sait : c'est épuisant, c'est anxiogène, et ça impacte énormément le quotidien. Selon l'Inserm, 87 % des femmes présentent au moins un symptôme lié à la ménopause en plus de l'arrêt des règles, et les saignements abondants font partie des premiers signes de ce bouleversement (1).

Dans cet article, on t'explique pourquoi ton corps réagit de cette façon, quand il est nécessaire de consulter, et surtout 6 solutions naturelles concrètes pour t'aider à traverser cette période plus sereinement.

Pourquoi les règles deviennent-elles hémorragiques à la préménopause ?

Le déséquilibre œstrogènes/progestérone : le coupable n°1

Pour comprendre ce qui se passe dans ton corps, il faut revenir aux bases. Pendant un cycle menstruel normal, deux hormones travaillent en duo : les œstrogènes (qui épaississent la muqueuse utérine, appelée endomètre, pour accueillir un éventuel embryon) et la progestérone (qui stabilise cet endomètre après l'ovulation et prépare son évacuation ordonnée si la fécondation n'a pas lieu).

En préménopause, ce duo commence à se dérégler. Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas la chute des œstrogènes qui pose problème en premier, mais celle de la progestérone.

La Société Française d'Endocrinologie le décrit clairement : à l'approche de la ménopause, les ovulations deviennent de moins bonne qualité et de plus en plus rares. Or, c'est l'ovulation qui déclenche la production de progestérone. Sans ovulation régulière, la progestérone chute, tandis que les œstrogènes peuvent rester à des niveaux normaux, voire élevés. C'est ce qu'on appelle une hyperœstrogénie relative (2). Ce déséquilibre favorise un épaississement excessif de l'endomètre, que l'on appelle hyperplasie.

Et quand cet endomètre trop épais finit par être évacué… le flux est massif. C'est ce qu'on appelle en termes médicaux une ménorragie : des règles anormalement abondantes et/ou prolongées. Ce n'est pas un caprice de ton corps, c'est une conséquence directe et logique du déséquilibre hormonal en cours.

Une étude confirme d'ailleurs que cette période est caractérisée par d'importantes variations hormonales, avec des pics d'hyper-œstrogénie alternant avec des phases d'hypo-œstrogénie, ce qui rend les cycles complètement imprévisibles (3).


Comprendre la formation des caillots de sang

Les caillots de sang pendant les règles, ça peut être vraiment impressionnant (et franchement inquiétant). Mais il faut savoir que ton corps possède un mécanisme anticoagulant naturel spécialement conçu pour fluidifier le sang menstruel avant son expulsion.

Quand le flux devient trop abondant et trop rapide, ces anticoagulants sont tout simplement débordés. Ils n'ont pas le temps de faire leur travail. Le sang coagule alors dans l'utérus avant d'être évacué, ce qui forme ces amas de sang épais et foncés que tu retrouves dans tes protections.

Concrètement, plus ton endomètre est épais (à cause de l'excès d'œstrogènes dont on vient de parler), plus la quantité de tissu à évacuer est importante, et plus le risque de former des caillots augmente. C'est un enchaînement mécanique que l'on observe très fréquemment en périménopause.

Par ailleurs, ces saignements abondants et prolongés peuvent avoir une conséquence sérieuse sur ta santé : l'anémie ferriprive (c'est-à-dire un manque de fer). Pour te donner un ordre de grandeur, une perte menstruelle normale se situe autour de 30 à 40 ml par cycle. On parle de ménorragie lorsque les pertes dépassent 80 ml, un seuil au-delà duquel le corps ne parvient plus à compenser les pertes en fer par l'alimentation seule (12). Or, en préménopause, les pertes en fer par cycle peuvent être 5 à 6 fois supérieures à celles d'un cycle normal (4). La fatigue intense, l'essoufflement, la pâleur, les vertiges… si tu cumules ces symptômes avec des règles hémorragiques, il est vraiment important de faire contrôler ton taux de ferritine.

Quand faut-il s'inquiéter de la présence de caillots ?

Les signes d'alerte : la règle des "2 centimètres"

Avoir quelques petits caillots pendant des règles abondantes en préménopause, c'est un phénomène courant. Mais certains signes doivent t'amener à consulter sans tarder.

Fréquent en préménopause Pense à consulter
Petits caillots (moins de 2 cm) Caillots de plus de 2 cm de diamètre, de façon récurrente
Cycles irréguliers (plus courts ou plus longs) Besoin de changer de protection toutes les heures pendant plusieurs heures d'affilée
Règles un peu plus longues (7-8 jours) Saignements qui durent plus de 10 jours
Fatigue modérée en période de règles Épuisement permanent, essoufflement, vertiges (signes d'anémie)
Quelques bouffées de chaleur, troubles du sommeil Saignements entre les règles ou après un rapport sexuel

Si tu te reconnais dans la colonne de droite, il est important de consulter ton médecin ou gynécologue. Non pas pour t'alarmer, mais pour poser un diagnostic précis et écarter d'éventuelles causes organiques.

Fibromes, polypes, adénomyose : les autres causes possibles à 45 ans

Le déséquilibre hormonal est la cause la plus fréquente des règles abondantes en préménopause, mais ce n'est pas la seule. À partir de 40-45 ans, certaines anomalies structurelles de l'utérus deviennent plus courantes et peuvent aggraver (ou provoquer) des ménorragies.

  • Les fibromes utérins sont des petites masses non cancéreuses qui se développent dans la paroi de l'utérus. Ils sont très fréquents à partir de 40 ans : une large étude menée sur plus de 650 000 femmes a montré qu'ils touchent le plus de femmes entre 45 et 49 ans (5). Quand un fibrome se situe près de la cavité utérine, il peut gêner l'évacuation de l'endomètre et provoquer des saignements beaucoup plus abondants.
  • Les polypes sont de petites excroissances bénignes qui poussent sur la muqueuse de l'utérus, un peu comme de petits "bourgeons". Une étude a révélé que 16 % des femmes autour de 44 ans en avaient sans même le savoir (5). Ils peuvent provoquer des saignements irréguliers et plus importants, surtout quand ils grossissent.
  • L'adénomyose est une pathologie dans laquelle le tissu qui tapisse normalement l'intérieur de l'utérus (l'endomètre) s'infiltre dans le muscle utérin. C'est un problème qui se manifeste surtout entre 40 et 50 ans : la grande majorité des femmes opérées pour cette raison ont entre 40 et 50 ans (5).

Ce qu'il faut comprendre avec l'adénomyose, c'est que les saignements abondants s'accompagnent très souvent de douleurs pelviennes intenses (dysménorrhée). Le tissu endométrial piégé dans le muscle utérin réagit lui aussi aux fluctuations hormonales du cycle : il gonfle, saigne à l'intérieur du myomètre, et provoque une inflammation locale qui rend l'utérus douloureux et sensible, en particulier pendant les règles. Si tu cumules des règles hémorragiques et des crampes très fortes qui ne cèdent pas aux antalgiques classiques, l'adénomyose fait partie des pistes à explorer avec ton gynécologue, notamment via une échographie pelvienne de qualité ou une IRM.

C'est pourquoi, face à des règles hémorragiques, ton médecin pourra te proposer une échographie pelvienne (et éventuellement une hystéroscopie) pour visualiser l'intérieur de ton utérus et vérifier qu'il n'y a pas de cause structurelle à traiter spécifiquement.

6 solutions naturelles pour retrouver un confort de vie

Une fois que tu as compris ce qui se passe dans ton corps (et que tu as consulté pour écarter toute cause structurelle), il y a beaucoup de choses que tu peux mettre en place par toi-même pour soutenir ton organisme et atténuer les symptômes. Voici les 6 leviers naturels les plus importants.

Solution n°1 : compenser les pertes en fer (et surveiller ta ferritine)

C'est probablement la priorité numéro un. Avec des règles abondantes, tes réserves de fer s'épuisent cycle après cycle. L'Organisation Mondiale de la Santé estime que l'anémie ferriprive touche un nombre considérable de femmes en âge de procréer à l'échelle mondiale, et les saignements menstruels abondants en sont l'une des causes principales (6). Demande à ton médecin un dosage de ferritine (pas seulement l'hémoglobine, qui peut rester normale même avec des réserves de fer basses). Si ta ferritine est inférieure à 30 µg/L, une supplémentation est généralement recommandée (7).

Côté alimentation, privilégie les aliments riches en fer héminique (viandes rouges, abats, fruits de mer) et associe les sources végétales de fer (lentilles, épinards, tofu) à de la vitamine C pour en améliorer l'absorption.

Solution n°2 : adapter ton alimentation pour soutenir l'équilibre hormonal

Une alimentation anti-inflammatoire et à indice glycémique bas peut aider à moduler les fluctuations hormonales. Concrètement, cela signifie limiter les sucres raffinés, les aliments ultra-transformés et l'alcool, tout en augmentant ta consommation de légumes, de bons acides gras (oméga 3 notamment) et de protéines de qualité. On retrouve ici les grands principes de l'alimentation méditerranéenne, qui a fait ses preuves sur le plan de la santé hormonale.

Quelques repères concrets pour ton assiette :

  • Des légumes à chaque repas, en quantité généreuse, et si possible variés en couleurs (riches en antioxydants)
  • Des protéines de qualité (œufs, poisson, viande non transformée, légumineuses) pour stabiliser la glycémie
  • Des glucides complets plutôt que raffinés (riz complet, patate douce, quinoa, pain au levain)
  • Des sources d'oméga 3 régulières (petits poissons gras, huile de colza, huile de lin, noix)

Solution n°3 : soutenir ton foie dans l'élimination des œstrogènes

C'est un point souvent négligé, et pourtant il est central quand on parle d'excès d'œstrogènes. Ton foie est l'organe principal chargé de métaboliser et d'éliminer les œstrogènes en excès. Concrètement, il les transforme en substances inactives et solubles dans l'eau, pour que ton corps puisse s'en débarrasser via la bile et les urines (9). Si ton foie est surchargé (alimentation trop riche, alcool, stress, toxines environnementales), ce travail d'élimination se fait moins bien, et les œstrogènes s'accumulent au lieu d'être évacués, ce qui aggrave le déséquilibre hormonal et, par cascade, l'épaississement de l'endomètre.

Concrètement, pour soutenir ton foie tu peux :

  • Augmenter ta consommation de crucifères :(brocoli, chou-fleur, chou kale, roquette) qui contiennent de l'indole-3-carbinol (I3C), un composé étudié pour son rôle dans l'orientation du métabolisme des œstrogènes vers des voies plus favorables (9)
  • Consommer suffisamment de fibres pour favoriser l'élimination intestinale des œstrogènes conjugués (quand le transit est lent, les œstrogènes "emballés" par le foie peuvent être réabsorbés dans l'intestin)
  • Limiter l'alcool, les aliments ultra-transformés et l'exposition aux perturbateurs endocriniens, qui ajoutent une charge supplémentaire au foie

Solution n°4 : miser sur les plantes adaptées à la préménopause

En complément des mesures d'hygiène de vie, certaines plantes ont fait l'objet d'études scientifiques intéressantes dans le contexte de la préménopause.

Le Gattilier  est probablement la plus étudiée d'entre elles. Il agit au niveau de l'hypophyse en modulant la sécrétion de LH (hormone lutéinisante), ce qui favorise indirectement la production de progestérone et contribue à rééquilibrer le rapport œstrogènes/progestérone. Une revue systématique publiée dans Planta Medica, incluant 13 essais contrôlés randomisés, a mis en évidence son efficacité dans le traitement du syndrome prémenstruel et de l'hyperprolactinémie latente, avec notamment une normalisation de la phase lutéale et une augmentation de la progestérone en milieu de phase lutéale (10).

L'Achillée Millefeuille est une plante traditionnellement utilisée en phytothérapie pour ses propriétés hémostatiques (qui aident à réduire les saignements) et antispasmodiques (qui soulagent les crampes utérines). Bien que les études cliniques à grande échelle soient encore limitées, elle fait partie de la pharmacopée traditionnelle européenne et est régulièrement recommandée par les naturopathes et phytothérapeutes dans l'accompagnement des ménorragies.

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Attention cependant : les plantes ne sont pas anodines et certaines ont des interactions avec des traitements médicaux. Demande l'avis de ton médecin avant de te supplémenter, surtout si tu prends déjà un traitement hormonal ou anticoagulant.

Solution n°5 : gérer le stress et protéger ton sommeil

Le stress chronique a un impact direct sur l'axe hormonal. Il peut aggraver les déséquilibres déjà présents en préménopause et amplifier les symptômes comme les bouffées de chaleur, les troubles du sommeil et l'irrégularité des cycles. Des pratiques comme le yoga, la cohérence cardiaque ou la marche quotidienne ne sont pas de simples "bonus bien-être" : elles participent activement à la régulation hormonale.

Les chercheurs de l'Inserm soulignent que la préménopause constitue une fenêtre de vulnérabilité pour la dépression, avec environ 30 % des femmes qui présentent des symptômes dépressifs durant cette période (3). Prendre soin de ta santé mentale fait donc pleinement partie de la prise en charge.

Quelques pistes concrètes :

  • Vise 7 à 8 heures de sommeil par nuit, dans un environnement frais et sombre (les sueurs nocturnes de la préménopause perturbent souvent le sommeil)
  • Intègre du mouvement quotidien adapté à ton état de forme : marche, natation, yoga, pilates. L'objectif n'est pas la performance mais la régularité
  • Pratique la cohérence cardiaque (5 minutes, 3 fois par jour) pour aider à réguler le système nerveux autonome
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Solution n°6 : réduire l'inflammation chronique de bas grade

L'inflammation de bas grade est un facteur souvent sous-estimé en préménopause. Elle peut aggraver les déséquilibres hormonaux et intensifier les saignements et les douleurs. Contrairement à une inflammation aiguë (avec fièvre, rougeur), elle est silencieuse et ne se manifeste pas toujours par des symptômes évidents.

L'alimentation est ton premier levier anti-inflammatoire. Limite les aliments pro-inflammatoires (ultra-transformés, sucres raffinés, huiles végétales riches en oméga 6, alcool) et privilégie les aliments protecteurs : fruits et légumes colorés, épices (curcuma, gingembre), poissons gras, huiles de colza et de lin.

Pense aussi à prendre soin de tes intestins : ton microbiote joue un rôle protecteur très important contre l'inflammation, et un intestin en bonne santé contribue aussi à une meilleure élimination des œstrogènes (ce qui rejoint le point n°3 sur le foie).

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Et si les solutions naturelles ne suffisent pas ?

Les 6 leviers naturels qu'on te propose constituent une base solide pour réellement améliorer ton quotidien. Mais parfois, ils ne suffisent pas, et c'est tout à fait normal. Ton médecin ou gynécologue est ton meilleur allié pour évaluer si un traitement médical est nécessaire en complément.

Voici les principales options médicales qui pourront t'être proposées :

La progestérone micronisée

Puisque le déficit en progestérone est au cœur du problème, il est logique de la compenser. L'utilisation de progestérone naturelle (micronisée) pendant la préménopause pour contrebalancer l'effet prolifératif des œstrogènes sur l'endomètre (2) peut être envisager. Ce traitement, pris en deuxième partie de cycle, permet de réduire l'épaississement excessif de l'endomètre et donc de diminuer l'abondance des règles.

Le système intra-utérin au lévonorgestrel (SIU-LNG)

Selon les recommandations du NICE (National Institute for Health and Care Excellence), le SIU au lévonorgestrel est le traitement médical de première intention le plus efficace contre les ménorragies (8). Il agit localement en délivrant un progestatif directement dans l'utérus, ce qui amincit l'endomètre et réduit considérablement les saignements. C'est une option particulièrement intéressante pour les femmes en préménopause car elle offre aussi un effet contraceptif.

L'acide tranexamique

Pour les femmes qui ne souhaitent pas de traitement hormonal, l'acide tranexamique est une alternative non hormonale intéressante. Ce médicament agit comme un antifibrinolytique : il empêche la dissolution prématurée des caillots et réduit ainsi le volume des saignements. Il se prend uniquement pendant les jours de règles abondantes (8).

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

Les AINS comme l'ibuprofène ou l'acide méfénamique peuvent réduire le flux menstruel d'environ un tiers par rapport au placebo, tout en soulageant les crampes associées (5). Ils constituent une option simple, à prendre pendant les premiers jours des règles.

La préménopause est une étape normale de ta vie hormonale. Mais les symptômes qu'elle provoque méritent d'être pris en charge pour que tu puisses vivre cette transition le plus sereinement possible. Les solutions naturelles que nous avons détaillées dans cet article peuvent faire une vraie différence au quotidien, surtout lorsqu'elles sont combinées. Et si elles ne suffisent pas, n'hésite pas à en parler à un professionnel de santé : des options médicales efficaces existent à chaque étape.

Lexique
  • Périménopause (ou préménopause) : cette phase de transition, qui précède l'arrêt définitif des règles, se caractérise par des variations hormonales importantes et l'apparition des premiers symptômes de la ménopause.
  • Hyperœstrogénie relative : ce déséquilibre survient lorsque le taux de progestérone chute alors que celui des œstrogènes reste élevé, provoquant souvent un épaississement excessif de la muqueuse utérine.
  • Hyperplasie de l'endomètre : ce phénomène correspond à un développement trop important de la paroi interne de l'utérus, ce qui entraîne des règles particulièrement abondantes ou prolongées.
  • Fibrome utérin : cette masse musculaire bénigne se développe sur la paroi de l'utérus et peut, selon sa taille et sa position, aggraver le volume des saignements.

Références scientifiques

(1) Inserm. "Ménopause". Dossier thématique, publié le 18 septembre 2023. https://www.inserm.fr/dossier/menopause/

(2) Société Française d'Endocrinologie. "Item 124 – Ménopause, Insuffisance ovarienne prématurée". https://www.sfendocrino.org/item-124-menopause/

(3) Université Paris-Saclay / Inserm. "Ménopause : un tabou à démystifier pour la santé des femmes".

(4) Manuel MSD – Édition professionnelle. "Anémie ferriprive". https://www.msdmanuals.com/fr/professional/

(5) Goldstein S.R., Lumsden M.A. "Abnormal uterine bleeding in perimenopause". Climacteric, 2017. DOI: 10.1080/13697137.2017.1358921. Publié par l'International Menopause Society.

(6) FIGO (Fédération Internationale de Gynécologie et d'Obstétrique).https://www.figo.org/fr/resources/figo-statements/iron-deficiency-and-anaemia-women-and-girls

(7) Gajewski M. et al. "Diagnostic et prise en charge de la carence en fer chez les femmes". CMAJ (Canadian Medical Association Journal), 2025. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12350412/

(8) NICE (National Institute for Health and Care Excellence). "Heavy menstrual bleeding: assessment and management". https://www.nice.org.uk/guidance/ng88

(9) Tsuchiya Y., Nakajima M., Yokoi T. "Cytochrome P450-mediated metabolism of estrogens and its regulation in human". Cancer Letters, 2005; 227(2): 115-124. DOI: 10.1016/j.canlet.2004.10.007. PubMed PMID: 16112414. Kanazawa University, Japon.

(10) Van Die M.D., Burger H.G., Teede H.J., Bone K.M. "Vitex agnus-castus extracts for female reproductive disorders: a systematic review of clinical trials". Planta Medica, 2013; 79(7): 562-575. PubMed PMID: 23136064.

(11) Naseri R. et al. "Comparison of Vitex agnus-castus Extracts with Placebo in Reducing Menopausal Symptoms: A Randomized Double-Blind Study". Journal of Caring Sciences, 2019; 8(1): 39-45. PubMed PMID: 31067851. PMC: PMC6887765.

(12) Hallberg L., Högdahl A.M., Nilsson L., Rybo G. "Menstrual blood loss – a population study. Variation at different ages and attempts to define normality". Acta Obstetricia et Gynecologica Scandinavica, 1966; 45(3): 320-351. PubMed PMID: 5917395.

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FAQ

Pourquoi les règles sont-elles abondantes en préménopause ?

Les règles abondantes en préménopause (ménorragie) sont dues à un déséquilibre entre les œstrogènes et la progestérone. Sans ovulation régulière, la progestérone chute tandis que les œstrogènes continuent de stimuler l'endomètre, qui s'épaissit anormalement. Lors des règles, l'évacuation de cet excès de tissu provoque un flux beaucoup plus important que d'habitude.

Est-il normal d'avoir de gros caillots de sang pendant la périménopause ?

Oui, la présence de caillots est un symptôme fréquent de la périménopause. Ils se forment lorsque le flux menstruel est si abondant et si rapide que les anticoagulants naturels produits par l'utérus n'ont pas le temps de fluidifier le sang avant son expulsion. En revanche, si les caillots dépassent régulièrement 2 cm de diamètre, il est préférable de consulter

Quels sont les premiers signes de la périménopause ?

Outre les cycles irréguliers, les premiers signes incluent un syndrome prémenstruel plus intense, des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, des troubles du sommeil, une sécheresse vaginale, et une fatigue accrue liée aux fluctuations hormonales. La prise de poids inexpliquée peut aussi être un signal.

Comment se déroulent les dernières règles avant la ménopause ?

Elles sont totalement imprévisibles. Les cycles s'allongent progressivement (parfois plusieurs mois d'intervalle) et peuvent alterner entre des flux très légers (spotting) et des épisodes de règles hémorragiques exceptionnellement longues. La ménopause est officiellement confirmée après 12 mois consécutifs sans règles.

Combien de temps durent les saignements abondants en périménopause ?

Les saignements abondants peuvent durer 10 jours ou plus par cycle chez une majorité de femmes entre 42 et 52 ans. Cette période de transition hormonale s'étend généralement sur 4 à 8 ans avant l'arrêt définitif des règles (1). Si tu dois changer de protection toutes les heures pendant plusieurs heures, ou si les caillots sont très volumineux, consulte pour écarter tout risque d'anémie et adapter ta prise en charge.