Pilule et SOPK : ce qu'il faut savoir !

La pilule est-elle un moyen de traiter le SOPK ? 

Si tu es atteint·e du SOPK, je pense que tu te rappelles du jour où l'on t'a diagnostiqué·e. Un mélange entre soulagement et appréhension du futur. Ce jour-là, ton·ta gynécologue t’as sûrement proposé de prendre la pilule. Peut-être que tu as suivi ses conseils ou que tu es resté·e assez perplexe et que tu as refusé. 
Dans cet article, on t’explique tout ce qu’il faut savoir sur la pilule, quand on est atteint·e du SOPK. 

Comment la pilule agit-elle sur ton cycle ?

La pilule est un moyen de contraception qui permet de prévenir une grossesse. Elle doit en général être prise tous les jours, pendant 21 jours avec 7 jours de pause ou de comprimés neutres. Pendant ces 7 jours, tu as des saignements de privation qu’on appelle aussi des “fausses règles”, puisque c’est la chute des hormones de synthèse qui provoque ces saignements, et non ton cycle naturel.

La pilule contient la plupart du temps de l’oestrogène et de la progestérone de synthèse, c’est pour ça qu’on l’appelle pilule combinée. Elle combine des doses d’oestrogènes et de progestérones de synthèse, elles sont 20 à 50 fois supérieures à tes hormones naturelles. Ce dosage important permet de provoquer une castration chimique, ce qui empêche tes ovaires de fonctionner, et bloque ainsi l’ovulation. Finalement, les hormones de synthèse prennent la place de tes hormones naturelles pour supprimer ton cycle menstruel. La pilule agit également sur ton cerveau, afin de brouiller les échanges avec tes ovaires. En temps normal, ton cerveau et tes ovaires communiquent, afin de moduler la sécrétion d’hormones selon les phases de ton cycle. 

La pilule modifie également ta glaire cervicale (pertes blanches) qui devient plus rare ou plus visqueuse empêchant la pénétration des spermatozoïdes et par conséquent une potentielle fécondation. Ton endomètre est également plus fin sous pilule pour empêcher un potentiel œuf fécondé de s’implanter, ce qui explique aussi pourquoi tes règles sous pilule sont moins abondantes.  

Cycle sous pilule : 

Cycle naturel : 
Source des schémas 

Les différents types de pilules

Depuis ton adolescence, il est fort probable que tu aies testé plusieurs types de pilule pour trouver celle qui te convient le mieux ! Pour cela, tu as certainement été aidé par ton·ta gynécologue sans forcément comprendre quels types de pilules il·elle te proposait. Microdosée, combinée, triphasique, 2ème ou 3ème génération, finalement tu n’y comprends rien… On t’explique tout dans les paragraphes suivants pour que tu puisses y voir un peu plus clair !

Pilule oestroprogestative ou progestatif seul ?

Il existe 2 grandes familles de pilule :

  • Les pilules œstroprogestative aussi appelées combinées : contiennent un oestrogène de synthèse et de la progestérone de synthèse (appelée progestatif). Cette pilule est donc composée de 2 molécules différentes, c’est pourquoi on la nomme "pilule combinée".
  • Les progestatifs aussi appelés microprogestatifs : elles contiennent seulement un progestatif, c'est-à-dire une seule et même molécule.

Monophasique, biphasique, triphasique ou quadriphasique ?

Ces familles de pilules concernent uniquement les pilules oestroprogestatives qui contiennent 2 molécules différentes.

La différence entre ces types de pilule va se trouver dans le dosage des comprimés contenus dans une seule plaquette.

Ainsi, une pilule monophasique est une pilule dont l’ensemble des comprimés de la plaquette contiennent le même dosage d’hormones de synthèse.

À l’inverse, les pilules biphasiques, triphasiques et quadriphasiques seront composées de plusieurs dosages différents :

  • Biphasique : composée de 2 dosages différents.
  • Triphasique : composée de 3 dosages différents.
  • Quadriphasique : composée de 4 dosages différents. 

Petite astuce : pour connaître ton type de pilule, regarde la couleur de tes comprimés. Si tu ne vois qu’une couleur, ta pilule est monophasique. Si tu vois 2 couleurs, ta pilule est biphasique, et ainsi de suite !

Mais alors quel est l’intérêt de proposer des pilules avec des dosages différents ?

Les pilules biphasiques et triphasiques ont été développées dans les années 1980 dans l’objectif de réduire les effets secondaires, notamment les saignements en dehors des “règles” (source). Cependant, aucune étude ne démontre que les pilules biphasiques ou triphasiques permettent de réduire ces effets secondaires (source).

Les générations

Quand on te parle de générations de pilules, tu penses sûrement au scandale des pilules de 3ème et 4ème générations, mais peut-être que tu te demandes toujours à quoi ça correspond ? On t’explique ! 

On définit la génération de la pilule en fonction du type de progestatif qui est utilisé. Cette classification ne concerne QUE les pilules combinées qui mélangent oestrogène et progestérone de synthèse. Ce sont celles que prescrivent majoritairement les professionnel·les de santé ; Leeloo, Optilova, Minidril,Triafemi, Belara, Qlaira, Jasmine, Yaz, Zoely, etc.

Donc en fait, la génération ne définit pas la génération de pilule mais plutôt la génération du progestatif ! Chaque génération de progestatif correspond à un type de molécule.

  • 1ère génération : Acétate de noréthistérone, Lynestrénol.
  • 2ème génération : Lévonorgestrel.
  • 3ème génération : Désogestrel, Gestodène, Norgestimate.
  • 4ème génération : Chlormadinone, Nomégestrol, Diénogest, Drospirénone.

Génération de progestatif de pilules oestroprogestatives (combinées)

Pilules et génériques

1ère génération

Arrêt commercialisation

2ème génération

Adépal, Asterluna, Daily Gé, Leeloo, Lolistrel, Lovavulo, Ludéal Gé, Minidril, Naravela, Optidril, Optilova, Qiade, Seasonique, Triafemi, Trinordiol

3ème génération

Carlin, Desobel, Femi, Harmonet, Melodia, Mercilon, Minesse, Minulet, Perléane, Triafémi, Varnoline

4ème génération

Belanette, Belara, Diane 35, Drospibel, Drovelis, Espizene, Jasmine, Jasminelle, Misolfa, Qlaira, Oedien, Phizoe, Yaz, Zoély

Source : https://www.vidal.fr/maladies/sexualite-contraception/contraception-feminine/contraception-comprimes-pilule.html

Quel est le problème des pilules de 3ème et 4ème génération ?

Les pilules de 3ème et 4ème générations contiennent des progestatifs qui augmentent les risques d’accident vasculaire. Ce risque est 2 fois plus élevé que les pilules de 2ème générations, c’est pourquoi l’Haute Autorité de Santé (HAS) recommande de privilégier en première intention, les pilules de 2ème génération (source).

Pourquoi la pilule ne régule pas le SOPK ?

Le SOPK est une pathologie dont les symptômes sont multiples. La pilule permet de soulager certains symptômes, notamment l’acné et l’hirsutisme, mais elle ne permet pas de réguler, ni de soigner, les causes de ton SOPK.

La prise de la pilule va seulement donner l’illusion d’un retour à la normale en simulant des cycles réguliers. Tu auras tes règles tous les mois grâce à la pause que tu fais entre deux plaquettes, mais pas parce que ton corps réussit à ovuler. Finalement, la pilule te donne l’illusion d’aller mieux alors qu’elle masque seulement tes symptômes. Elle peut donc t’induire en erreur et engendrer une grande frustration à son arrêt, si tes symptômes réapparaissent !

Prendre la pilule pour réguler le SOPK paraît être une solution contre-intuitive puisqu’on te propose un traitement hormonal, qui t'empêche d’ovuler alors que ton corps à déjà des difficultés à ovuler. Présenté comme ça, on imagine que pour toi aussi, ça ne fait pas sens !

La pilule peut même accentuer certains de tes symptômes, car un bon nombre d’effets secondaires, ressemblent aux symptômes du SOPK : acné, prise de poids, cholestérol élevé, rétention d’eau, troubles digestifs, irritabilité, fatigue, perte de cheveux, etc…

Il faut aussi prendre en compte que les causes du SOPK sont multiples et diffèrent grandement d’une femme à l’autre. La naturopathe Lara Briden décrit par exemple 4 types de SOPK : insulino-résistant, inflammatoire, post-pilule et surrénalien. 

Tu comprends bien que le SOPK est complexe et que la pilule ne suffira pas à améliorer tes symptômes. Si tu souhaites prendre la pilule, on te conseille de la prendre, tout en commençant à côté, à modifier ton hygiène de vie. Adapter ton hygiène de vie au SOPK te permettra d'atténuer tes symptômes et de faciliter le retour à la normale post-pilule.

Ces conseils sont tirés des recommandations officielles qui indiquent que les traitements sont uniquement symptomatiques, et qu’il est important d’adapter ton hygiène de vie, afin d’améliorer tes symptômes (source).

Quels impacts la pilule peut-elle avoir sur le SOPK ?

Tu l’auras compris, la pilule bloque ton ovulation en supprimant la connexion entre tes ovaires et ton cerveau. À long terme, cette mécanique peut retarder le retour de ton ovulation et de tes cycles, le jour où tu arrêteras la pilule.

Cependant, ce n’est pas le plus gros problème quand tu es atteint·e du SOPK et que tu prends la pilule. 
Le plus gros problème c’est le fait de ne pas produire de progestérone, cette hormone post-ovulatoire qui permet à ton corps de trouver son équilibre hormonal.

Quand on est atteint·e du SOPK et que tes cycles menstruels sont irréguliers, et/ou anovulatoires (pas d’ovulation), on manque de progestérone, car cette hormone est produite après l’ovulation. C’est notamment ce manque de progestérone qui entretient le déséquilibre hormonal. Il peut aussi accentuer certains symptômes comme l’anxiété, la dépression, la rétention d’eau, la prise de poids ou encore l’acné. À long terme, il peut créer un état inflammatoire qui accentuera ton SOPK.

Cet état inflammatoire peut aussi être déclenché par les hormones de synthèse. La pilule sollicite énormément le foie, dans lequel elle doit effectuer plusieurs passages, afin d’être traitée et assimilée. Ce sont surtout les oestrogènes de synthèse contenues dans les pilules combinées qui vont perturber ton foie et ton métabolisme. Ils peuvent augmenter ton taux de cholestérol, tes triglycérides, baisser ta tolérance au glucose et augmenter ta résistance à l’insuline ; tout ce qu’on cherche à éviter quand on est atteint·e du SOPK.

Ce surplus de travail demandé au foie entraîne une consommation accrue en vitamines et minéraux qui amènent des carences ; ceci au bout de 6 mois de prise. On observe des carences en zinc, magnésium, sélénium, iode, vitamines B6, B9, B12 (liste non exhaustive) qui assurent la bonne santé de ton cycle menstruel. Ces micronutriments sont pourtant indispensables au bon déroulement de ton ovulation, élément clé de ton cycle menstruel et de ton équilibre hormonal (source : le livre Pilule ou pas pilule ? de Dr Bérengère Arnal-Morvan).

Côté santé mentale, de récentes études scientifiques ont montré que la pilule accentuerait la dépression et l’anxiété chez 20% des femmes (source). Alors qu’on sait que les femmes atteintes du SOPK y sont déjà plus sensibles. Elle peut aussi modifier le microbiote intestinal, qui est lui garant d’une bonne santé mentale et digestive.

Pour résumer, la prise de la pilule peut retarder le processus de stabilisation de ton SOPK, c’est pourquoi on te conseille de peser le pour et le contre avant de choisir la pilule comme traitement. Pour cela, essaye de réfléchir aux origines de ton SOPK et aux facteurs qui accentuent tes symptômes. Par exemple, si tes symptômes sont accentués par le stress, il semble plus intéressant de te tourner vers d’autres solutions en première intention.

Avantages et inconvénients de la pilule selon ton type de SOPK

Il existe 4 phénotypes de SOPK qui définissent en quelque sorte la sévérité de ton SOPK. Il sont classés comme suit ; du phénotype A qui est le plus sévère jusqu’au phénotype D qui est le moins sévère (source). Les conséquences de l’arrêt de la pilule seront donc différentes d’un phénotype à un autre, ce qui ne demande pas non plus la même réflexion, ni la même prise en charge.

PHÉNOTYPE A

PHÉNOTYPE B

PHÉNOTYPE C

PHÉNOTYPE D

Hyperandrogénie

Hyperandrogénie

Hyperandrogénie

X

Ovaires polykystiques

X

Ovaires polykystiques

Ovaires polykystiques

Troubles de l’ovulation ou absence d’ovulation

Troubles de l’ovulation ou absence d’ovulation


X

Troubles de l’ovulation ou absence d’ovulation


Par exemple, les femmes de phénotypes A et B ont plus de risques de développer un diabète de type 2, des problématiques cardiovasculaires et de prendre du poids facilement. A contrario, les femmes de phénotypes D seront moins sujettes à ces troubles métaboliques. 

Pour les femmes en aménorrhée totale (absence de règles) qui ne produisent pas de progestérone (phénotypes A et B), il peut-être plus intéressant de conserver la pilule afin de diminuer les risques de cancer de l’endomètre et du sein. En effet, si tu n’ovules pas pendant plusieurs mois, voir années, le déséquilibre entre oestrogènes et progestérones accentue les risques de cancers hormono-dépendants. (source)

À contrario, pour les femmes de phénotype C et D, il sera à priori plus facile et bénéfique d’arrêter leur contraception hormonale, soit parce qu’elles ovulent (phénotype C), soit parce que leur SOPK n’est pas associé à une hyperandrogénie (phénotype D).

Quelle pilule choisir quand on a le SOPK ?

Le SOPK se caractérise par un excès d’hormones androgènes (masculines) entraînant des symptômes comme l’acné, l’hirsutisme ou encore l’alopécie. Par conséquent, les plus aptes à réduire ces symptômes sont les pilules à faible activité androgénique, les pilules dépourvues d’effet androgéniques et les pilules anti-androgéniques. 

Ces catégories de pilules font exclusivement partie des 3ème et 4ème générations de pilules, elles sont associées à des risques vasculaires plus élevés. C’est là que tu remarques que ça commence à devenir difficile, de faire le meilleur choix pour ta santé.

Pour te donner un coup de pouce, nous te conseillons d’éviter les pilules à base d’acétate de cyprotérone présent dans Diane 35, ses génériques et Androcur. À forte dose (≥ 25 mg/j), l’acétate de cyprotérone augmente les risques de méningiome, par 7 au delà de 6 mois de traitement et par 20 après 5 ans de traitement (source). À titre de comparaison Diane 35 contient 2 mg d’acétate de cyprotérone (source). Même si, Diane 35 et ses génériques sont peu dosées, il est préférable de retarder leur utilisation et de les utiliser seulement sur une courte période.

Du coup, vers quelle pilule se tourner quand on est atteint·e du SOPK ?

On te conseille de t’orienter vers une pilule à base de drospirénone qui a des effets anti-androgéniques et permettra de diminuer tes symptômes notamment l’acné, l’hirsutisme et l’alopécie androgénique. Ce type de progestatif a également une action légèrement diurétique qui permet de limiter la rétention d’eau et la prise de poids qui lui est associé (source).

Voici la liste (non exhaustive) des pilules combinées contenant du drospirénone : Angeliq, Belanette, Drospibel, Phizoe, Jasmine, Jasminelle, Slinda, Yaz, etc… (liste complète). Il y a une petite exception pour la pilule Slinda qui est un progestatif seul.

Tu peux aussi te tourner vers les pilules contenant du Diénogest, Norgestimate et de l’acétate de chlormadinone. Le Diénogest tout comme le drospirénone a une action anti-androgénique, le norgestimate lui va plutôt diminuer les taux de testostérone, tandis que l’acétate de chlormadinone est dépourvu d’effets androgéniques.

Listes des pilules selon le type de progestatifs

Type de progestatif

Pilules associées

Action du progestatif

Diénogest

Dienogest, Endovela, Misolfa, Oedien, Qlaira, Sawis, etc… (source)

Action anti-androgénique

Norgestimate

Femi, Naravela, Optikinzi, Triafemi, Trinara (source)

Diminution du taux de testostérone

Acétate de chlormadinone

Belara, Chlormadinone, Luteran (source)

Dépourvu d’effets androgéniques


Malheureusement, la plupart de ces pilules ne sont pas remboursées par la sécurité sociale, car elles font partie des 3ème et 4ème générations de pilules (
source). 

Choisir la bonne pilule : ce qu’on oublie de te dire !

Pour choisir la bonne pilule, tu ne dois pas seulement prendre en compte les symptômes visibles ou le côté esthétique (acné, hirsutisme, alopécie). Tu dois également tenir compte de tes antécédents médicaux et de ton hygiène de vie. Ces aspects doivent normalement être contrôlés par un·e professionnel·le de santé. 

Premièrement, en vérifiant que tu n’es pas concerné·e par des contre-indications absolues à la prise de la pilule, dont voici la liste : 

  • Accident artériel ou veineux
  • Maladie cardio-vasculaire
  • Prédispositions aux thromboses
  • Migraines avec aura
  • Tabagisme (plus de 10 cigarettes par jour)
  • Bilan lipidique perturbé (Cholestérol total, HDL, LDL, triglycérides)
  • Antécédents de cancer du sein ou de l’endomètre

Deuxièmement, en prenant en compte les contre-indications relatives, qui devraient t’inciter à lister les bénéfices et les risques qu’entraînent pour toi la prise de la pilule. Ces contre-indications relatives sont les suivantes :

  • Tabagisme (moins de 10 cigarettes par jour)
  • Diabète
  • Obésité
  • Mastopathies bénignes (signe d’excès d’oestrogènes)

Tu pourras ainsi t’orienter plus facilement vers un certain type de pilule. Par exemple, si tu es fumeuse et atteinte du SOPK, tu pourras regarder du côté des progestatifs seuls à action anti-androgénique comme la pilule Slinda. En effet, il est préférable pour les fumeuses de privilégier les progestatifs aux pilules combinées à cause des risques cardiovasculaires.

Si tu ne présentes aucune contre-indication, n’hésite pas à tester plusieurs pilules pour trouver celle qui te convient le mieux ; toujours sous les conseils d’un·e professionnel·le de santé. Pour te sentir plus en sécurité, tu peux également demander à réaliser un bilan lipidique, tous les ans afin de t’assurer que ton corps supporte bien la prise de la pilule.

SOPK, pilule et santé mentale 

Quand tu es atteinte du SOPK, arrêter la pilule peut totalement bouleverser ton organisme et rendre incontrôlable tes symptômes pendant plusieurs mois. Apprendre à gérer ses symptômes demande aussi du temps, de l’investissement et peut donc être vécu comme une charge mentale supplémentaire. De plus, cela peut représenter un certain coût financier et donc ne pas être accessible à toutes.

Si tu souhaites arrêter ta pilule, on te conseille avant de le faire de prendre en compte ta santé mentale. Est-ce que tu vis une période difficile ? Est-ce que ton environnement est sain ? Est-ce que tu te sens prête à relever de nouveaux défis ? Est-ce que tu as la force de changer tes habitudes de vie ?

Si ce n’est pas le cas et que tu as besoin de prioriser ta santé mentale, on te conseille de conserver ta pilule jusqu’à ce que tu te sentes mieux. On te conseille également de demander conseil à un·e professionnel·le de santé (gynécologue, sage-femme, endocrinologue, psychiatre, psychologue). Pense également à ton médecin traitant qui te connait bien et saura adapter son conseil à ta personnalité et à ton mode de vie.

Tu peux aussi envisager un compromis en associant pilule, compléments alimentaires et hygiène de vie, pour mieux maîtriser tes symptômes. Une étude de 2011 a prouvé que la pilule associée à une complémentation en myo-inositol permettait de diminuer la résistance à l’insuline et stabiliser la glycémie (source).

On espère que cet article t'aidera à y voir plus clair et à faire les meilleurs choix pour ta santé physique et mentale. En tout cas, n’oublie pas que la meilleure contraception, c’est celle que tu choisis ! 


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