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Quels sont les types de SOPK ? Comment les déterminer ?

Quels sont les types de SOPK ? Comment les déterminer ?

Quels sont les types de SOPK ?  Comment les déterminer ?

Le SOPK (Syndrome des ovaires polykystique ou micro-polykystiques) est un dérèglement hormonal qui touche près d’une femme sur sept dans le monde, pour en savoir un peu plus sur le SOPK, n'hésite pas à lire notre article "Qu'est ce que le SOPK ?".


Si tu viens d’être diagnostiquée, alors sache que 1) tu n’es pas seule, et que 2) tu es à la meilleure place pour récolter un maximum d’informations dont tu auras besoin pour améliorer tes symptômes naturellement.

Existe-il vraiment des “TYPES” de SOPK ?

Oui et non ! 

On observe que les symptômes du SOPK ne s'expriment pas de la même manière chez toutes les femmes. Alors que certaines lutteront contre un surpoids, d'autres au contraire seront mince, de même que la pilosité fera vivre un enfer à certaines alors que d’autres se battront contre l’acné.

Cela met bien en évidence la diversité d’expression du SOPK. Il est alors évident qu’il  ne s’approche pas de la même manière pour toutes les femmes. Cependant, il peut être difficile de déterminer un seul et unique type, car les symptômes peuvent cocher plusieurs cases. C’est pourquoi chez SOVA nous parlerons plutôt d'”axes de travail”.  

Lors d’un premier entretien avec un professionnel en naturopathie, ce dernier vous posera une panoplie de questions afin d’évaluer les facteurs aggravants qui exacerbent les symptômes de ton SOPK. De là, il pourra déterminer les axes de travail à mettre en place pour agir efficacement sur tes symptômes et améliorer ton quotidien. 

On peut déterminer 4 facteurs principaux + 1, mais attention, ils ne sont pas forcément indissociables ! 

1. La résistance à l’insuline

On considère qu’elle est présente dans près de 70% des cas. Afin de t’expliquer au mieux le fonctionnement, nous allons commencer par définir l’insuline et son rôle. 

L’insuline est une hormone produite par le pancréas pour réguler le taux de glucose dans le sang. Lorsqu’on consomme un repas, le taux de glucose sanguin augmente et le pancréas sécrète de l’insuline afin d’aider à faire entrer le glucose dans les cellules, qui sera ensuite utilisé comme énergie. 

Seulement, dans le cas d’une résistance à l’insuline, cette dernière n’est plus aussi efficace, et le glucose peine à rentrer dans les cellules. Les cellules sont moins sensibles aux messages de l’insuline et le taux de glucose dans le sang reste élevé.

Pour pallier cela, le pancréas va produire encore plus d’insuline, et cette hyperinsulinémie va booster la production d'androgènes au niveau des ovaires. Cela engendre une augmentation des symptômes liés à l’hyperandrogénie comme l’absence de cycle, l’anovulation, l’hyperpilosité, la chute de cheveux et l’acné. 

Certains signes cliniques peuvent te mettre sur la piste comme : 

  • Une prise de poids sans raison apparente, surtout localisée au niveau de l’abdomen
  • des fringales de sucre fréquentes menant parfois à des TCA
  • de la fatigue chronique avec des coups de pompes après les repas riches en glucides, 
  • des envies d’uriner fréquentes 
  • une soif intense
  • des tâches brunes sur le corps
  • des difficultés à t’endormir même si tu es très fatiguée.  

Si tu te retrouves dans ces symptômes, alors n’hésite pas à consulter ton médecin pour passer des examens biologiques tels que :

Index HOMA/QUICKI, Insuline à jeun, Glycémie à jeun, HbA1c (hémoglobine glyquée), Test oral de tolérance au glucose (avec recherche du taux d’insuline sanguin) 

2. L’origine surrénalienne 

Les glandes surrénales sont deux petites glandes situées sur les reins qui produisent du cortisol (aussi appelé “l’hormone du stress”) lorsque nous faisons face à une situation stressante mais aussi des androgènes.

Le cortisol nous aide à faire face à une situation stressante et son taux diminue une fois le facteur de stress éliminé. Cependant, dans notre vie moderne, le stress est souvent quotidien et les situations stress aigües se transforment parfois en stress chronique, menant parfois à l’épuisement de nos glandes surrénales. 

La stimulation excessive des glandes surrénales mène à la surproduction d'androgènes par ces dernières, aggravant l’hyperandrogénie retrouvée chez les femmes SOPK.

Certains signes cliniques peuvent te mettre sur la piste comme :

  • De l’anxiété / dépression
  • une grande difficulté à gérer ton stress, parfois allant jusqu’à la crise d’angoisse/tétanie
  • de la fatigue dès le réveil, même après une bonne nuit de sommeil
  • une difficulté à trouver le sommeil ou des réveils nocturnes

Si tu te retrouves dans ces symptômes et que ton taux cortisol et de DHEA-S sont anormaux, alors tu as tout intérêt à apprendre à gérer ton stress. Si tu as besoin de conseils sur le sujet, n'hésite pas à télécharger notre Ebook gratuit dans lequel nous donnons pleins de conseils sur le sujet.

3. L’inflammation chronique

L’inflammation chronique est de plus en plus avancée comme étant la cause centrale du SOPK (même si cela reste encore à prouver formellement). Cette inflammation favoriserait le développement de la résistance à l’insuline, et l’insulino résistance favoriserait à son tour l’inflammation, bref, un réel cercle vicieux !

L’inflammation est une réaction normale du corps qui se protège contre les agressions extérieures comme les blessures, les virus, les bactéries, les cellules cancéreuses. Cependant, les femmes concernées par le SOPK ont une tendance à l’inflammation chronique de bas de grade, qui joue aussi sur la surproduction d’androgènes et le développement de l’insulino résistance.

Il a été démontré que, comparée à une femme de même poids, la femme SOPK à des marqueurs inflammatoires plus élevés et cela peut être dû à plusieurs raisons : Cigarette, alcool, intolérance alimentaires, alimentation riche en aliments pro-inflammatoires, carences en vitamine et minéraux, perturbateurs endocrinien etc...

Certains signes cliniques peuvent te mettre sur la piste comme :

  • Douleurs articulaires
  • Maux de tête fréquents
  • Troubles digestifs
  • Acné kystique (douloureuse)

Une analyse des marqueurs inflammatoires comme la CRP US et la vitesse de sédimentation peuvent être des bons indicateurs.

4. L’hypothyroïdie

La thyroïde est une petite glande en forme de papillon située à la base du cou et c’est un peu le chef d’orchestre de notre corps ! En effet, les hormones thyroïdiennes agissent sur beaucoup d’aspects : notre métabolisme de base, la régulation de la température corporelle, le poids, la force musculaires, l’appétit, le système reproducteur et cardiaque etc...

Donc un petit dérèglement de la thyroïde engendre une multitude de symptômes qui touchent l’ensemble du corps.

L’hypothyroïdie, c’est quand cette petite glande décide de travailler moins en produisant moins d’hormones, et donc de mettre notre corps au ralenti. Cela aura un effet direct sur la fonction reproductive et peut souvent engendrer des troubles de l’ovulation.

Plusieurs études ont été menées sur le lien entre hypothyroïdie et SOPK, et il a été déterminé qu'environ 22% des personnes concernées par le SOPK ont une thyroïdite d’Hashimoto associée. 

Certains signes cliniques peuvent te mettre sur la piste comme :

  • Fatigue
  • Prise de poids sans raison
  • Chute de cheveux
  • Ongles cassants
  • Troubles de la mémoire
  • Perte de la libido
  • Frilosité / Intolérance au chaud et au froid
  • Troubles du rythme cardiaque
  • Dépression

Si tu te retrouves dans ces symptômes, n’hésite pas à consulter ton médecin pour faire une analyse biologique de tes hormones thyroïdiennes : TSH US, T4, T3, Anticorps.

Un cas à part : le syndrome post-pilule

On retrouve de plus en plus de cas de SOPK post-pilule, mais pour beaucoup, il ne sera que transitoire.

Sous pilule, l’ovulation est bloquée et les hormones naturelles sont remplacées par des hormones de synthèses beaucoup plus dosées. Lors de l’arrêt de cette dernière, surtout après plusieurs années, le corps peut avoir un peu de mal à retrouver ses repères et on fait face à un effet rebond ! 

Il n’est pas rare de voir apparaître des signes du SOPK comme une absence de menstruation, de l’acnée, de l’hyperpilosité, une chute de cheveux. Le corps peut mettre un peu de temps à évacuer les hormones de synthèse et donc le mot d’ordre c’est la patience !

Et si c’était autre chose que le Syndrome des Ovaires Polykystiques ?

Plusieurs pathologies peuvent imiter les symptômes du SOPK, comme : 

  • L'aménorrhée hypothalamique 
  • L'hyperprolactinémie
  • L’hyperplasie Congénitale
  • L’hypothyroïdie  (elle peut être associé au SOPK mais aussi seulement bloquer l’ovulation sans  y être associé)

C’est pourquoi il est important de prendre rendez-vous chez ton médecin pour éliminer toutes autres causes. Pour en savoir plus sur ces pathologies, on en parle dans notre article "Peut-on guérir du SOPK ?"

On espère que cette article t'aura aider à y voir plus clair ! 

Belle journée 🥰

Nouvelle article →

4 commentaires

  • par Yasmine baya le

    Article tres bien fait , merci!!!

  • par Aurélia le

    J’ai fais tous les examens complet concernant la raison du SOPK et les résultats de la prise de sang révèle seulement un taux élevé de testostérone !!! Tout le reste est ok et non anormal…..

  • par Maeva le

    Bonjour,
    Si on parle d’un syndrome post pilule de combien de temps de dérèglement parle t’on ? Est ce que ça peut aller jusqu’à 1 an ou plus ?
    Merci pour votre réponse

  • par Lea le

    Pour une fois un article avec des mots simples qui parle à tous. Une bonne explication de tous les symptômes est très importante pour se retrouver et vous l’avez très bien fait.

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