SMOP (SOPK)

Qu'est ce que le SMOP (Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien) ? (ex-SOPK)

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Sommaire

  1. 01. SMOP (SOPK) : vue d’ensemble
  2. 02. Pourquoi le SOPK est-il devenu le SMOP ?
  3. 03. Les critères de diagnostic du SMOP 
  4. 04. Des kystes qui n’en sont pas
  5. 05. Les différents types de SMOP (SOPK)
  6. 06. Les conséquences sur la femme et sa santé
  7. 07. Le rôle central de l’insulino-résistance dans le SMOP (SOPK)
  8. 08. Un diagnostic qui reste flou
  9. 09. Quel parcours de soins quand on est diagnostiquée SMOP (SOPK) ?
  10. 10. Comment prendre en charge son SMOP ?

Si tu es ici, c’est probablement que tu viens d’être diagnostiquée SMOP (SOPK) ou que tu as entendu parler de ce syndrome, et que mille questions se bousculent dans ta tête.

SMOP (SOPK) : 4 lettres derrières lesquelles se cache un dysfonctionnement physiologique global, appelé Syndrome des Ovaires Polykystiques. Cette pathologie touche environ 1 femme sur 7 mais ce chiffre est probablement sous évalué. C’est également la première cause d’infertilité mondiale.

Dans cet article, nous allons te donner des clés de compréhension sur les différentes causes et conséquences de ce syndrome, et sur sa prise en charge.

SMOP (SOPK) : vue d’ensemble

Le SMOP (SOPK) est un déséquilibre hormonal relativement fréquent chez les femmes. C’est une pathologie qui rassemble de multiples facteurs : il s’agit à la fois d’un dérèglement des hormones (celles qui sont produites par les ovaires et par l’hypophyse*), mais aussi d’un dérèglement des fonctions globales du corps.

Cette pathologie a été découverte en 1935 par Stein-Leventhal, d’où le nom parfois utilisé de “Syndrome de Stein-Leventhal”.

*L’hypophyse est une petite glande située dans le cerveau, dont la fonction principale est de produire des hormones.

Les symptômes du SMOP (SOPK)

Voici les symptômes SMOP (SOPK) les plus courants :

  • Cycles irréguliers ou pas de règles
  • Acné
  • Pilosité excessive ou dans des endroits anormaux (menton, ventre etc)
  • Prise de poids ou une difficulté à perdre du poids
  • Résistance à l’insuline (qui est également un facteur qui alimente le SMOP (SOPK))
  • Fatigue chronique
  • Perte de cheveux
  • Ovaires d’aspect multifolliculaire
  • Difficultés à tomber enceinte
  • Dépression, stress, anxiété
  • Faible libido

C’est une liste non exhaustive des symptômes que les femmes SMOP (SOPK) évoquent le plus souvent.

Pourquoi le SOPK est-il devenu le SMOP ?

Si tu as été diagnostiquée il y a quelques années, tu connais sûrement ce syndrome sous le nom de SOPK, pour syndrome des ovaires polykystiques. Depuis le 12 mai 2026, il porte un nouveau nom officiel : le SMOP, pour syndrome métabolique ovarien polyendocrinien. Ce changement a été validé par un consensus international réunissant 56 sociétés savantes et associations de patientes, publié dans la revue The Lancet.

Ce n’est pas qu’une question de vocabulaire. L’ancien nom posait deux problèmes. D’abord, il parlait de “kystes” alors qu’il n’y en a pas : tu le verras plus bas, il s’agit en réalité de follicules. Ensuite, il concentrait toute l’attention sur les ovaires, alors que le syndrome touche bien plus large.

La dimension métabolique enfin reconnue

Le mot le plus important du nouveau nom, c’est “métabolique”. Chez une majorité de femmes concernées, le SMOP s’accompagne d’une résistance à l’insuline, c’est-à-dire une difficulté du corps à gérer le sucre. Ce mécanisme influence ton poids, ton énergie, ton appétit, et alimente directement le déséquilibre hormonal. Le terme “polyendocrinien” rappelle quant à lui que plusieurs glandes sont impliquées : les ovaires bien sûr, mais aussi le pancréas, les surrénales et parfois la thyroïde.

Pour toi, rien ne change dans ta prise en charge : les critères de diagnostic, les examens et le suivi restent exactement les mêmes. Seul le nom évolue, pour mieux refléter ce que tu vis. Pendant une période de transition prévue jusqu’en 2028, les deux appellations continueront de coexister, le temps que les recommandations médicales et les dossiers se mettent à jour. Si tu veux comprendre en détail ce que recouvre chaque partie de ce nouveau nom, nous l’avons décortiqué mot par mot.

Concrètement, voici ce que le changement de nom modifie, et surtout ce qu’il ne modifie pas :

SOPK (ancien nom) SMOP (nouveau nom)
Ce que le nom met en avant les ovaires et de faux “kystes” la dimension hormonale et métabolique globale
Les critères de diagnostic critères de Rotterdam critères de Rotterdam (inchangés)
Les examens échographie et bilan sanguin échographie et bilan sanguin (inchangés)
La prise en charge hygiène de vie, compléments, traitements symptomatiques identique
Ce que tu dois faire de ton côté rien de nouveau rien de nouveau, ton diagnostic reste valable

Les critères de diagnostic du SMOP 

Le diagnostic du SMOP (ex-SOPK) se fait la plupart du temps grâce à une échographie des ovaires (par voie endovaginale ou IRM), ainsi qu’à un bilan sanguin complet prescrit par le médecin (généraliste, gynécologue, parfois endocrinologue...).


En France et en Europe, les autorités sanitaires se sont mises d’accord pour établir une liste de critères pour diagnostiquer le SMOP (SOPK). Il s’agit des critères de Rotterdam, que voici :

  1. Une hyperandrogénie clinique (c’est-à-dire que l’on peut observer à l’oeil nu : pas exemple l’hirsutisme, l’acné, une perte de cheveux anormale...) ou une hyperandrogénie biologique (c’est-à-dire visible dans les bilans sanguins qui t’ont été prescrits )
  2. Une ovulation rare ou absente (généralement les cycles sont irréguliers, et dans certains cas les femmes n’ont pas du tout de cycles)
  3. Une augmentation du volume des ovaires et/ou leur aspect « polykystique » à l’échographie (c'est-à-dire la présence de plus de 12 follicules par ovaires, ou bien un volume ovarien supérieur à 10ml).

En France, pour être diagnostiquée SMOP (SOPK), tu dois réunir au moins 2 de ces 3 critères.

Pour bien comprendre, voici quelques exemples de situations dans lesquelles le diagnostic peut être posé :

  • Marie a 26 ans, de l’acné (= hyperandrogénie clinique), elle n’a plus ses règles depuis 2 ans (= absence d’ovulation), mais présente des ovaires normaux à l'échographie.
  • Jade a des cycles irréguliers (= ovulation rare) et 20 follicules par ovaires visibles à l’échographie (= ovaires d’aspect polykystique). Elle n’a pas d’acné ou autres signes d’hyperandrogénie visibles.
  • Zoé n’a pas fait d’échographie, mais elle a des cycles de 60 jours (= ovulation rare) et une pilosité excessive (= hyperandrogénie clinique).

On te précise bien qu’il s’agit du diagnostic effectué en France, car dans d’autres pays les critères retenus ne sont pas les mêmes. Aux États-Unis par exemple, l’hyperandrogénie est un symptôme qui doit obligatoirement être présent pour que le diagnostic du SMOP soit posé.

Des kystes qui n’en sont pas

Tout le vocabulaire du Syndrome des Ovaires Polykystiques tourne autour de l’idée de “kystes”, mais on sait aujourd’hui que ce terme est faux.

À l’époque, lorsque cette pathologie a été découverte, les médecins ont pensé que les petites masses visibles à l'échographie ovarienne étaient des kystes. Aujourd’hui, nous savons qu’il s’agit en réalité de follicules.

Les follicules sont des petites poches dans lesquelles mûrissent les ovocytes*. Lorsqu’un ovocyte est prêt à être libéré, le follicule dit “dominant” (c’est le plus gros) se rompt pour le laisser passer : c’est l’ovulation.

Lorsqu’on est touchée par le SMOP (SOPK), les ovocytes mettent beaucoup plus de temps à maturer que la normale : c’est ce phénomène qui cause une accumulation de follicules dans les ovaires. Pour mieux comprendre : aucun follicule ne domine, les ovocytes stagnent dans leurs petites poches sans parvenir à être libérés régulièrement.

On observe alors ce qui s’apparente à “un bourrage papier”, et qui donne aux ovaires un aspect “polykystique” à l’échographie. Une expression plus juste serait donc “ovaires d’aspect multifolliculaires”.

*Un ovocyte est une gamète femelle, en opposition au spermatozoïde qui est la gamète mâle. Lorsqu’un ovocyte est fécondé par un spermatozoïde, il change de nom et s’appelle alors “ovule”. Un ovocyte est tout petit, mais c’est pourtant la plus grosse cellule du corps humain !

ovaires-polykystiquesVoici par exemple la différence à l'échographie entre un ovaire "normal" vs un "ovaire multifolliculaire (polykystiques)"

Les différents types de SMOP (SOPK)

On a tendance à classer le SMOP (SOPK) dans 4 grandes catégories. Attention, garde à l’esprit que tu peux appartenir à plusieurs de ces catégories simultanément.

Il ne faut pas forcément chercher à tout prix à rentrer dans l’une de ces cases, l’essentiel étant plutôt de trouver la source du déséquilibre pour bénéficier d’une prise en charge individualisée.

Si tu veux découvrir les 4 types de SMOP (SOPK), on t'explique tout dans cet article !


Les conséquences sur la femme et sa santé

Le SMOP (SOPK) est un dysfonctionnement qui peut avoir de multiples répercussions sur la santé d’une femme. Il faut savoir que cette pathologie sera présente tout au long de ta vie : à ce jour, il n’existe aucun traitement pour guérir du SMOP (SOPK). L’idée ici n’est pas de t’effrayer, mais de te faire prendre conscience que le SMOP (SOPK) est un syndrome global qui doit faire l’objet d’une prise en charge la plus complète possible.


Rassure-toi : certaines habitudes alimentaires, une hygiène de vie saine, ainsi que des compléments ciblés (comme Ovastart ou Balance tes Sucres) peuvent grandement améliorer le quotidien des femmes SMOP (SOPK) !

L'infertilité

C’est souvent au cours d’un projet de grossesse que les femmes découvrent qu’elles sont atteintes du syndrome : l’absence ou la rareté des ovulations réduisent considérablement leurs chances de tomber enceinte.

Les femmes touchées sont également plus à risque de faire des fausses-couches, car la qualité ovocytaire se trouve impactée par les dysfonctionnements hormonaux.

infertilité couple dans un champs

La résistance à l’insuline

C’est un phénomène complexe qui fera l’objet d’un article dédié, mais l’hyperinsulinisme et la résistance à l’insuline ont des conséquences en cascade sur l’organisme :

  • hypersécrétion d’androgènes
  • prise de poids ou difficultés à perdre du poids
  • affaiblissement du système immunitaire
  • troubles digestifs
  • prédisposition à un diabète de type II
  • risque de maladies cardiovasculaires...

Le surpoids et les troubles du comportement alimentaires

Bien que toutes les femmes touchées par le SMOP (SOPK) ne soient pas en surpoids, cela reste un des principaux risques de cette pathologie. Quand le surpoids est combiné à une résistance à l’insuline, il devient difficile de perdre ce poids en trop.

D’une part, le dysfonctionnement métabolique bloque la perte de poids, et d’autres part les femmes concernées ont souvent un très fort attrait pour le sucre.

Malheureusement, ces difficultés conduisent une grande partie des femmes à moduler leurs habitudes alimentaires, parfois à l'extrême. Il n’est pas rare de voir apparaître des situations de tri alimentaire, de régimes constants et intensifs, voire d'anorexie ou de boulimie.

Ces comportements doivent faire l’objet d’un suivi sérieux car ils peuvent mettre la santé de la femme en danger, et la plonger dans un état anxieux ou dépressif. Si tu te reconnais dans l’un de ces symptômes, n’hésite pas à te rapprocher d’un professionnel de santé compétent, et en qui tu as confiance.

Les autres pathologies

D’autres pathologies peuvent se développer sous l’effet du SMOP (SOPK), comme une hypothyroïdie (qui peut également être une cause du SMOP (SOPK)) ou des maladies cardiovasculaires.

Le rôle central de l’insulino-résistance dans le SMOP (SOPK)

Si le mot “métabolique” a rejoint le nom du syndrome, c’est en grande partie à cause d’elle : l’insulino-résistance. Elle concerne une large majorité des femmes atteintes, y compris des femmes minces, et se trouve souvent au cœur du déséquilibre.

Le lien entre insuline et hyperandrogénie

L’insuline est l’hormone qui permet au sucre d’entrer dans tes cellules pour leur donner de l’énergie. Quand tes cellules deviennent moins sensibles à son action, ton pancréas compense en en produisant davantage. Ce surplus d’insuline a deux effets sur tes ovaires : il les pousse à fabriquer plus d’androgènes (les hormones dites masculines), et il fait chuter une protéine appelée SHBG, qui sert normalement à neutraliser l’excès de testostérone. Moins de SHBG, c’est plus de testostérone libre en circulation. C’est ce cercle qui explique une partie de l’acné, de la pilosité excessive et des cycles qui se dérèglent.

Comment savoir si tu es insulino-résistante ?

Certains signes peuvent te mettre sur la piste, même s’ils ne remplacent jamais un bilan sanguin :

  • des fringales de sucre intenses, souvent en fin de journée ou après les repas
  • un coup de fatigue important juste après avoir mangé, comme une envie de dormir
  • une prise de poids concentrée autour du ventre, difficile à perdre
  • parfois, un épaississement et un assombrissement de la peau dans les plis (le cou, les aisselles, l’aine), qu’on appelle acanthosis nigricans

Si tu te reconnais, seul un bilan sanguin (glycémie et insuline à jeun notamment) permet de confirmer les choses. C’est un point important à aborder avec ton médecin, car agir sur l’insulino-résistance, c’est souvent agir à la racine du SMOP.

Un diagnostic qui reste flou

Les critères de Rotterdam font aujourd’hui l’objet de débats auprès de la communauté scientifique. Certains médecins pensent qu’une femme SMOP (SOPK) doit forcément présenter des signes d’hyperandrogénie (rappelle-toi : hyperandrogénie clinique = visible à l’oeil nu comme l’acné, ou hyperandrogénie biologique = visible dans les prises de sang).

Il arrive en effet que certaines femmes soient diagnostiquées SMOP (SOPK) alors qu’en réalité le problème est ailleurs. Cela a pour conséquence de retarder la prise en charge, et l’amélioration de leurs symptômes.

De nombreuses femmes ayant des cycles irréguliers ou une absence de règles ont effectivement des ovaires d’aspect polykystique à l’échographie. Ce phénomène est logique puisque si elles n’ont pas leurs règles, aucune ovulation ne se produit, et cela entraîne donc une accumulation de follicules dans les ovaires.

Néanmoins, l’absence de règles et le blocage de l’ovulation peuvent avoir d’autres explications que le SMOP (SOPK). Parmi elles, une hypothyroïdie, une aménorrhée d’origine hypothalamique, ou encore une prolactine trop haute. Pas de panique en lisant ces noms barbares, tout sera expliqué dans les prochains articles !

C’est pourquoi il est essentiel dans ton parcours que tu t’entoures de professionnels de santé compétents et à l’écoute. Si tu as un doute sur ta situation, n’hésite pas à en parler avec ta gynéco ou ton médecin.

Quel parcours de soins quand on est diagnostiquée SMOP (SOPK) ?

Le SMOP touche plusieurs systèmes à la fois, c’est justement le sens du mot “polyendocrinien”. Un bon accompagnement s’appuie donc rarement sur un seul professionnel, mais sur une petite équipe qui travaille dans le même sens.

Les professionnels vers qui te tourner

  • ton gynécologue ou ta sage-femme, souvent en première ligne pour le diagnostic et le suivi de ton cycle
  • l’endocrinologue, le spécialiste des hormones, particulièrement utile en cas d’insulino-résistance marquée ou de bilan hormonal complexe
  • un diététicien ou une nutritionniste formés au déséquilibre hormonal, pour t’aider à stabiliser ta glycémie sans tomber dans les régimes restrictifs
  • un psychologue, parce que vivre avec le SMOP pèse parfois sur le moral, l’image de soi et la relation à l’alimentation

Les examens à envisager

Au delà de l’échographie et du bilan hormonal habituels, quelques examens complémentaires aident à cerner la dimension métabolique du syndrome :

  • un bilan glycémique (glycémie et insuline à jeun) pour évaluer l’insulino-résistance
  • un bilan lipidique (cholestérol, triglycérides) pour surveiller le risque cardiovasculaire
  • un bilan thyroïdien (TSH), car la thyroïde est souvent impliquée

Tu n’as pas à tout demander d’un coup. L’idée est plutôt de savoir quoi évoquer avec ton médecin pour ne pas passer à côté d’un point important.

Comment prendre en charge son SMOP ?

Si tu es arrivée jusqu’ici, bravo ! Tu dois maintenant te demander ce qu’il est possible de faire pour garder la situation sous contrôle ? Ton gynéco te proposera certainement de prendre la pilule contraceptive pour mettre tes symptômes en sommeil.

La pilule agit comme si on mettait ton cycle menstruel sur pause. Et qui dit pas de cycle dit pas de symptômes hormonaux désagréables. De nombreuses femmes choisissent cette solution car elle est rapide et pratique.

Une autre approche est l’approche naturelle : on travaille alors sur ton alimentation, ton hygiène de vie, et des compléments alimentaires viennent soutenir les bonnes habitudes que tu mets en place.

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De plus en plus de femmes ont envie de s’émanciper de la pilule contraceptive (par conviction, ou parce qu’elles la tolèrent mal), elles se tournent alors vers des solutions plus naturelles. Tu peux donc faire le choix d’une approche médicale (la pilule), de l’approche naturelle (alimentation, compléments alimentaires et hygiène de vie) ou même une combinaison des 2 !

Quel que soit ton choix, garde à l’esprit qu’une alimentation et une hygiène de vie saines sont très importantes pour t’aider à gérer ton SMOP (SOPK).

Lexique
  • Insulino-résistance : c’est quand tes cellules deviennent moins sensibles à l’insuline et laissent moins bien entrer le sucre, ce qui explique pourquoi ton corps en produit davantage et pourquoi ton déséquilibre hormonal s’entretient.
  • Androgènes : c’est la famille des hormones dites masculines, comme la testostérone, que ton corps fabrique aussi en petite quantité, ce qui explique pourquoi leur excès provoque acné et pilosité.
  • SHBG : c’est une protéine qui capte et neutralise l’excès de testostérone dans ton sang, ce qui explique pourquoi un taux bas laisse plus d’hormones masculines actives en circulation.
  • Polyendocrinien : c’est un mot qui signifie “plusieurs glandes hormonales”, ce qui explique pourquoi le SMOP ne se limite pas aux ovaires mais implique aussi le pancréas, les surrénales et parfois la thyroïde.
  • Acanthosis nigricans : c’est un épaississement foncé de la peau dans les plis du corps, ce qui explique pourquoi il est considéré comme un signe visible possible d’insulino-résistance.
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FAQ

Est-ce que le SMOP (SOPK) est héréditaire ?

En partie, oui. Le SMOP a une composante génétique : si ta mère ou ta sœur en sont atteintes, ton risque d’être concernée est plus élevé. Mais l’hérédité n’explique pas tout, l’environnement, le mode de vie et certains facteurs hormonaux jouent aussi un rôle. Avoir un terrain familial ne signifie donc pas que tu développeras forcément le syndrome, ni que tu ne peux rien faire pour en atténuer les symptômes.

Le SMOP (SOPK) peut-il disparaître à la ménopause ?

À la ménopause, les cycles s’arrêtent, donc les symptômes liés aux règles irrégulières disparaissent naturellement. Mais le terrain métabolique, lui, reste présent : l’insulino-résistance, le risque cardiovasculaire et le risque de diabète de type 2 continuent de mériter ton attention. Le SMOP évolue avec toi plutôt qu’il ne s’efface, c’est pourquoi une bonne hygiène de vie garde tout son intérêt, même après la ménopause.

Quelle activité physique est recommandée avec le SMOP (SOPK) ?

Le plus utile, c’est de combiner du renforcement musculaire, qui améliore la sensibilité de tes cellules à l’insuline, avec une activité d’endurance douce à modérée comme la marche rapide, le vélo ou la natation. Inutile de viser l’intensité maximale : un sport trop intense et trop fréquent peut au contraire faire grimper le cortisol, l’hormone du stress, et déséquilibrer davantage tes hormones. La régularité compte plus que la performance. 🌿