SOPK

Quels sont les symptômes du SOPK ?

Résumé

Le SOPK présente de nombreux symptômes, dont les plus courants sont :

  • Cycles irréguliers ou absence de règles
  • Difficultés à ovuler et possible infertilité
  • Prise de poids ou difficulté à en perdre
  • Fringales sucrées et résistance à l’insuline
  • Acné, pilosité excessive, perte de cheveux
  • Fatigue chronique, sautes d’humeur, anxiété
  • Baisse de libido

Sommaire

  1. 01. Les symptômes du SOPK qui impactent ton cycle menstruel
  2. 02. Les symptômes du SOPK qui impactent ton métabolisme
  3. 03. Les symptômes qui impactent ta peau ou tes cheveux
  4. 04. Les symptômes qui impactent ton moral et ton énergie
  5. 05. Chaque femme SOPK est différente

Dans l’article précédent, nous avons repris les bases pour comprendre ce qu’est le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques). Tu sais donc maintenant qu’il s’agit d’une pathologie hormonale causant souvent des cycles irréguliers, un excès d’hormones mâles et/ou une difficulté à ovuler. Il peut aussi s’accompagner de nombreux symptômes comme l’acné, la pilosité excessive, la prise de poids ou une résistance à l’insuline.

Dans cet article, nous allons faire le tour d’horizon des symptômes possibles. Si tu n’as pas été encore diagnostiquée mais que tu te reconnais dans ces symptômes, cela pourra te permettre d’ouvrir le dialogue avec ton médecin.

Disclaimer : cet article n’a pas pour but de poser un diagnostic ; en cas de doute rapproche-toi toujours de ton médecin en priorité !

Les symptômes du SOPK qui impactent ton cycle menstruel

Irrégularité ou absence de cycle

La plupart du temps, c’est un des signes les plus flagrants : les cycles des femmes SOPK peuvent être irréguliers, et certaines n’ont même jamais de règles. Cela s’explique par le déséquilibre hormonal engendré par le SOPK : l’ovulation est bloquée pour différentes raisons, ce qui cause une accumulation de follicules immatures dans les ovaires.

En conséquence, tes cycles menstruels peuvent être très longs (supérieurs à 40 jours), mais également irréguliers (tu ne sais jamais très bien quand tes règles vont arriver). Dans certains cas, le déséquilibre hormonal est bien installé et tu n’as pas du tout de règles depuis plusieurs mois (voire plusieurs années).

L'infertilité

L’irrégularité ou l’absence de cycle est le principal facteur d’infertilité chez les femmes SOPK : moins tu as d’ovulations, moins tu as de chances de tomber enceinte (environ 25% de chances de tomber enceinte à chaque cycle ovulatoire quand tout va bien !).

Si tu es sous pilule contraceptive depuis tes premières règles, tu peux avoir l’impression d’être réglée “comme une horloge”.

Attention, on ne peut avoir aucune certitude de ce côté car la pilule mime le cycle menstruel : pendant 3 semaines tu as un apport d’hormones (oestrogènes, progestérone), puis l’apport d’hormones s’arrête et c’est ce qui déclenche des saignements (qu'on peut confondre avec des règles). De même, quand on est sous pilule, les bilans hormonaux ne sont pas représentatifs.

C’est seulement à l’arrêt de la pilule qu’on découvre si les cycles sont réguliers ou non.

Les symptômes du SOPK qui impactent ton métabolisme

Prise de poids ou difficultés à perdre du poids

Toutes les femmes SOPK n’ont pas de problème de poids, mais cela concerne néanmoins la majorité d’entre elles. C’est un cercle vicieux car le surpoids est un facteur qui aggrave les symptômes du SOPK.

Garde toujours à l’esprit que ce n’est pas de ta faute : contrairement à ce que pensent la majorité des gens, le surpoids n’est pas qu’une affaire de volonté.

C’est ton syndrome qui ralentit ta perte de poids. Si tu es dans cette situation, il est important de trouver un professionnel de santé spécialisé, avec qui tu te sens en confiance.

Grâce à ses conseils en matière d’alimentation, d’activité physique, et de compléments alimentaires, il pourra t’aider à perdre du poids plus facilement et sereinement tout en prenant en charge ton syndrome dans sa globalité.

Deux femmes surpoids et sopk

Fringales sucrées, résistance à l’insuline

Environ 70% des femmes SOPK sont résistantes à l’insuline. Cela peut se manifester par de très fortes envies de sucre au cours de la journée, comme si tu étais en “manque de carburant”.

Il y a souvent des confusions entre la résistance à l’insuline et le surpoids : ça n’a pas forcément de rapport.

Certaines femmes résistantes à l’insuline ont un IMC normal voire même en dessous de la moyenne.

Certains facteurs aggravent la résistance à l’insuline :

  • une alimentation inadaptée (par exemple trop riche en sucres rapides),
  • l'obésité
  • le manque d’activité physique.

La résistance à l’insuline peut être diagnostiquée par différents tests biologiques, et doit faire l’objet d’une prise en charge globale (alimentation + hygiène de vie + compléments alimentaires).

Les symptômes qui impactent ta peau ou tes cheveux

L'acné

C’est sans doute l’un des symptômes qui occasionne le plus de complexes. Il y a plein de causes possibles à l’acné du SOPK :

  • des androgènes trop élevés
  • une résistance à l’insuline
  • une inflammation chronique de l’organisme
  • un foie fatigué
  • un déséquilibre de ton microbiote intestinal…

Sans parler de la complexité de trouver une routine beauté avec des produits adaptés à ta peau !

La prise en charge de l’acné peut être longue et complexe. Pour éviter de te perdre dans les essais en tous genres (évictions alimentaires, nouvelle routine beauté, antibiotiques, compléments alimentaires…) fais-toi accompagner par un médecin/naturopathe/diététicien spécialisé dans le déséquilibre hormonal : tu gagneras ainsi un temps précieux !

acné et sopk

Hirsutisme

Ce n’est pas forcément le symptôme le plus courant, mais quand il est présent c’est l’un des plus difficiles à gérer.

L’hirsutisme peut être très handicapant pour les femmes touchées : la pilosité se développe dans des zones typiquement masculines (visage, poitrine, dos, ligne médiane entre le nombril et le pubis…).

L’hirsutisme peut être pris en charge avec des solutions “mécaniques” (rasage, épilation, laser - une partie peut être remboursée par la Sécurité Sociale) ainsi que par des médicaments sur ordonnance (dont certaines pilules contraceptives).

En gérant ton SOPK grâce à l’hygiène de vie et aux compléments alimentaires, tu peux également avoir de bons résultats sur la diminution de ta pilosité. Le maître mot est la patience !

Perte de cheveux

C’est à nouveau une conséquence de l’hyperandrogénie : les cheveux peuvent devenir mous, ternes, et se casser plus facilement. Le SOPK peut entraîner une “alopécie androgénique”, c'est-à-dire des cheveux qui tombent dans certaines zones typiques (souvent au-dessus du front, sur le haut du crâne et sur les tempes).

Si tu remarques une perte de cheveux anormale, il faut consulter car d’autres pathologies peuvent être en cause (notamment une anémie, une hypothyroïdie, une carence en vitamines ou minéraux, un stress aigü ou chronique, un choc émotionnel…).

Rassure-toi, la perte de cheveux est souvent impressionnante mais elle est réversible : une fois ton SOPK sous contrôle, les choses rentrent dans l’ordre petit à petit. Certains compléments alimentaires et traitements ciblés peuvent également venir en soutien.

Les symptômes qui impactent ton moral et ton énergie

Anxiété, sautes d’humeur, dépression

Les femmes ont une nature cyclique, ce sont tes hormones qui régulent en grande partie ton humeur et ton moral tout au long du cycle menstruel.

Dans un contexte de déséquilibre hormonal, il est compréhensible que tu ressentes des sautes d’humeur même si ce n’est pas toujours facile à gérer au quotidien.

Les modifications physiques causées par le SOPK (surpoids, acné, hirsutisme) peuvent aussi être une source d’angoisse, et même une cause de dépression chez certaines femmes. Le surpoids et la résistance à l’insuline peuvent également mener à des troubles du comportement alimentaire (TCA) : selon les études, 11% des femmes SOPK seraient concernées par les TCA (boulimie, anorexie, hyperphagie…).

Ces problèmes sont à prendre au sérieux : si tu te sens concernée, n’hésite pas à te rapprocher d’un professionnel de santé.

anxiété depression et sopk

Fatigue chronique

On parle de fatigue chronique quand tu te sens fatiguée depuis plus de 6 mois, malgré une durée de sommeil correcte (entre 7 et 9h selon tes besoins).

Souvent, les femmes SOPK touchées par la fatigue chronique rapportent une sensation d’épuisement (parfois même dès le réveil), des douleurs musculaires, un manque de motivation pour les tâches du quotidien…

C’est en fait la qualité du sommeil qui à mettre en cause : les femmes SOPK sont plus susceptibles de souffrir d’insomnies, de sueurs nocturnes, d’apnée du sommeil… autant de troubles qui font que ton sommeil n’est pas suffisamment réparateur, et que la fatigue s’accumule au fil des jours.

Faible libido

C’est le symptôme dont on parle le moins … certainement car c’est le plus tabou, mais il est bien réel : les femmes SOPK sont plus touchées par le manque de libido que les autres.

Il y a plusieurs causes à ce phénomène, d’une part le déséquilibre hormonal vient chambouler la libido, mais également une baisse de l’estime de soi (par exemple à cause du surpoids, de l’acné, de l’hirsutisme…).

La baisse de libido est fréquemment liée à la prise d’un contraceptif hormonal. Dans le cas du SOPK, ce traitement étant le plus couramment prescrit, il pourrait également expliquer pourquoi la libido semble mise en veille.

Si tu rencontres des difficultés à ce sujet, il est important de trouver des méthodes pour te réapproprier ta féminité, retrouver confiance en toi et en ton corps. Si tu es en couple, il est essentiel de communiquer avec ton partenaire sur ce sujet pour lui faire part de ton ressenti, tes blocages, et tes envies.

faible libido et sopk

Chaque femme SOPK est différente

Si tu es arrivée jusqu’ici bravo ! Nous avons fait un tour d’horizon assez complet des symptômes que les femmes SOPK peuvent ressentir. Évidemment chaque femme est différente et tu peux tout à fait ressentir les choses autrement.

Ce n’est pas parce que tu as un ou plusieurs de ces symptômes que tu es forcément SOPK. À l’inverse, tu peux être touchée par ce syndrome et ne pas ressentir de symptômes particuliers.

Pour certaines femmes, le SOPK ne se remarque qu’à l’échographie (ovaires d’aspect multifolliculaires) et sur les bilans sanguins.

En cas de doute, n’oublie pas qu’il convient toujours de demander un avis médical. Et si tu as des questions, n’hésite pas à nous les poser en commentaires !

Lexique
  • Follicules : petites poches situées dans les ovaires qui contiennent des ovocytes.
  • Œstrogènes : hormones féminines produites surtout par les ovaires, qui régulent le cycle menstruel et favorisent le développement des caractères sexuels féminins.
  • Progestérone : hormone qui aide à préparer et maintenir l’utérus pour une éventuelle grossesse.
  • Insuline : hormone qui régule le sucre dans le sang en aidant les cellules à l’utiliser comme énergie.
  • Androgène : hormone dite “mâle”, présente aussi chez la femme, qui influence notamment la pilosité et la peau.
  • Hirsutisme : pilosité excessive dans des zones typiquement masculines (visage, torse, dos…).
  • TCA (troubles du comportement alimentaire) : relation perturbée avec l’alimentation, comme l’anorexie, la boulimie, l’hyperphagie ou l’orthorexie
Alice Monney
Naturopathe

Naturopathe certifiée, je suis spécialisée dans les troubles hormonaux (SOPK, hypothyroïdie, aménorrhée...) et la fertilité (conception naturelle et parcours PMA).

Au travers d'une naturopathie décomplexée et ancrée dans le quotidien des femmes que j'accompagne, j'élabore pour mes consultantes des protocoles efficaces et documentés scientifiquement.

Ma pratique est tournée vers la douceur, une grande disponibilité et des résultats concrets.

Partager :
Pourquoi faire confiance à SOVA ?

Plus de 50 000 femmes ont déjà adopté nos routines et nous attribuent une excellente note moyenne de 4,7/5 (3300+ avis). Nos compléments sont formulés dans des laboratoire français, avec des ingrédients clean, soigneusement sourcés, et avec un maximum d'actifs brevetés reconnus pour leur efficacité.

Au service des femmes concernées par le SOPK

Au service des femmes qui subissent leurs hormones. SOVA, c'est la main qu'on aurait aimé avoir à nos côtés. Celle qui vous accompagne en nous proposant de l'information claire, des produits adaptés, clean et efficaces.

FAQ

Quels sont les symptômes du SOPK ?

Le SOPK peut provoquer des cycles irréguliers ou absence de règles lié à ovulation rare, une prise de poids inexpliquée, des fringales sucrées, de l’acné, pilosité excessive, perte de cheveux, de la fatigue chronique, une humeur changeante forte et parfois une baisse de libido. Chaque femme présente des symptômes différents.

Combien de symptômes faut il présenter pour être diagnostiqué ?

Le diagnostic du SOPK se base entre autre - sur les critères de Rotterdam. Selon ces critères il faut présenter au moins deux symptômes parmi les trois suivants : cycles irréguliers ou absence d’ovulation, excès d’hormones mâles (hyperandrogénie), ovaires multifolliculaires visibles à l’échographie. Ce diagnostic doit être réalisé par un professionnel de santé.

Quand se déclare le SOPK ?

Le SOPK apparaît généralement à l’adolescence, peu après les premières règles. Mais il est parfois découvert plus tard, notamment lors d’un bilan de fertilité. En effet, dans certains cas, les symptômes restent discrets pendant plusieurs années avant d’être identifiés.

Est-il possible de déclarer le SOPK du jour au lendemain ?

Non, le SOPK ne se développe pas soudainement. C’est un trouble hormonal qui s’installe progressivement, même si certains symptômes peuvent sembler apparaître rapidement. Des facteurs comme le stress, la prise de poids ou des changements hormonaux peuvent révéler ou aggraver le syndrome.

Quels sont les 4 types de SOPK ?

Il n’y a pas de classification officielle de “type de SOPK”. Chez SOVA on préfère parler “d’axes de travail prioritaires” (qui seraient la résistance à l’insuline, le stress, retrouver l’équilibre post arrêt de pilule et l’inflammation). Ainsi nous identifions 4 profils de SOPK : le SOPK “résistance à l’insuline” (le plus courant), le SOPK “post-pilule” (symptômes après arrêt d’une contraception hormonale), le SOPK “inflammatoire” (lié à une inflammation chronique), et le SOPK surrénalien (lié à une forte sécrétion de cortisol).